Baptême réussi pour Marine : plus de 50 kilomètres en une journée !

En solo, au départ du NACK – Lundi 25 mai 2026

La température ressentie approche les 40 °C… Mais impossible d’attendre davantage pour essayer mon nouveau kayak !

Cela faisait longtemps que je cherchais un créneau pour rejoindre Nort-sur-Erdre en kayak. Des nageurs, parfois venus de loin, avaient prévu d’effectuer ce trajet lors de l’Erdre à la nage. J’étais assez étonnée de voir que nous, kayakistes, installés juste à côté, ne l’avions encore jamais fait. Pourtant, nous avançons bien plus vite.

J’ignorais la manière dont mon corps allait réagir à la chaleur. Je ne savais pas non plus comment j’allais gérer la distance. Je suis donc partie à un rythme très tranquille. J’ai pris le temps de profiter du paysage et multiplié les pauses.

En solo, Nack-Nort sur Erdre, mai 2026

En solo, Nack-Nort sur Erdre, mai 2026

C’est d’ailleurs lors de l’une de ces pauses que j’ai fait une jolie rencontre : une grande et belle couleuvre.

Finalement, j’ai réalisé les 43 premiers kilomètres sans difficulté particulière.

Arrivée au club de kayak, je décide alors de prolonger l’aventure par un aller-retour d’une dizaine de kilomètres jusqu’à l’île de Versailles.

Je termine donc mon premier périple avec Marine avec 53 kilomètres au compteur !

Marine, un kayak de mer Zegul Bara

Marine, acquise le 23 mai 2026.

Marine est un kayak de mer Zegul Bara, fabriqué en Estonie et conçu pour la randonnée. Elle affiche une charge maximale de 156 kg.

Avec ses 5,26 m de longueur pour 56 cm de largeur, elle reste relativement maniable et stable. Elle pèse 27 kg. Sa coque et son pont sont réalisés en fibre de verre et en aramide.

J’ai découvert ce modèle en naviguant avec le club de kayak de Saint-Nazaire, qui en possède un exemplaire.

On peut lui trouver quelques défauts : pas assez joueur, trop lourd, bleu et blanc. Cependant, tout achat de kayak est avant tout une affaire de compromis !

Grand ménage !

Septembre 2026

Cet article ne constitue pas vraiment un grognement, mais ce n’est pas non plus tout à fait une sortie. Alors, je le pose là.

2024-2025 : À la recherche de la mer

En octobre 2024, j’ai repris le kayak au NACK, à Nantes. Le club ne proposant pas énormément de sorties en mer à l’époque, je me suis inscrite, en complément, à un autre club : l’ESC Couëron, qui, lui, en organisait davantage.

Et puis, j’ai encore ajouté un club à ma collection : le SNOS, à Saint-Nazaire, plus éloigné géographiquement, mais qui proposait des sorties plus dynamiques et engagées.

J’ai ensuite adhéré à CK/mer, puis j’ai commencé à être intégrée à l’association TGKM.

2025-2026 : quand le kayak prend un peu trop de place

Pour la saison 2025-2026, j’avais beaucoup hésité à me réinscrire au club de Couëron.

Cependant ses membres sont tellement sympas que j’ai fini par craquer, après en avoir retrouvé plusieurs lors du recyclage de mon AMFPC.

Autre argument en faveur de ma réinscription : le club avait prévu de nombreuses séances en piscine le samedi matin. Je m’étais dit que, même si je participais finalement assez peu aux sorties, ce serait un bonne option pour travailler mon esquimautage.

Reste que plusieurs séances ont été annulées en raison de l’absence de maître-nageur, et que j’étais moi-même souvent indisponible pour les séances restantes.

Je ne suis presque pas allée au club de Saint-Nazaire. Mais à 60 € l’adhésion pour les licenciés extérieurs, mon inscription demeure, à mes yeux, sans le moindre regret : même si je n’y passe que très ponctuellement, cela en vaut la peine.

J’ai aussi été officiellement intégrée à l’association TGKM, avec laquelle je n’aurai finalement fait que deux très belles randonnées. Toutefois, là encore, compte tenu du montant de l’adhésion, cela reste un très bel investissement.

J’aurai également fait plusieurs belles virées avec CK/mer, notamment le symposium et la semaine CK/mer à Crozon.

J’ai ensuite rejoint l’association Oratarnek, avec laquelle j’ai participé à un stage d’esquimautage réparti sur deux week-ends.

Et puis j’ai intégré Kayakistes de mer, avec qui j’aurai également participé à un beau regroupement.

J’ai évidemment continué à faire plusieurs belles sorties avec le club de Nantes, où j’habite.

Avec le NACK, j’ai également recyclé mon AMFPC. Et je suis devenue, avec un binôme, en charge de la navigation en bateau directeur du mardi soir.

Enfin, j’ai été ajouté au groupe de travail « Mixité » du Comité Régional des Pays de la Loire de Canoë-Kayak puis à son groupe de travail « Loisirs ». Cela m’a amenée à être invitée au Comité Directeur du Comité Régional, ainsi qu’au Réseau Agir pour plus de féminines de la FFCK.

Bref, en deux saisons, je suis passée de « je reprends le kayak » à une situation où je suis inscrite dans plusieurs structures, où je prends des engagements dans mon club et où je me retrouve à participer à des groupes de travail régionaux et fédéraux.

Et forcément, à un moment, ça déborde.

2026-2027 : Le temps des choix

Honnêtement, je commence à être débordée. Il va falloir abandonner certaines choses, d’autant que de nouveaux projets se profilent déjà. Alors… que faire ? À quoi renoncer ?

Première étape : résister aux opportunités

Le Club des 300 : tentant, mais pas maintenant

Rencontrer plein de femmes inspirantes et participer à des activités de cohésion : voilà qui semble plutôt sympa !

Mais, soyons honnête, j’ai quand même plus envie de naviguer que de participer à la gestion d’un club. Et tout cela risque déjà de se superposer à la formation MFPC.

Et pourtant, je n’ai pas pu résister à l’envie de postuler ! J’ai simplement précisé que ma candidature devait être examinée en dernier, s’il restait une place. Pas question de prendre la place d’une autre femme si je ne suis pas certaine de pouvoir participer à l’ensemble du programme !

Et… ouf ! Il y a finalement eu plus de candidates que de places disponibles.

Deux femmes de mon club ont été retenues. Elles seront donc mes testeuses : je pourrai suivre l’aventure à travers elles et, qui sait, peut-être tenter ma chance une prochaine fois !

RKM 56, ce n’est pas encore pour maintenant.

Cette association de kayakistes semble proposer plein de sorties sympas, mais avec le MFPC à préparer cette année, ce n’est probablement pas le moment de la rejoindre…

Sauf gros creux dans mon agenda, j’attendrai donc l’année prochaine !

Deuxième étape : réduire le nombre de groupe et/ou mon implication

Au revoir, club de Couëron

Le club compte beaucoup de personnes sympathiques, mais je n’ai guère le temps d’y aller. Et, comme nous l’avons vu, les séances en piscine ont été bien trop souvent annulées l’année dernière. Je reviendrai peut-être plus tard !

Au revoir, Comité Régional des Pays de la Loire de Canoë-Kayak

Au revoir, groupe de travail « mixité« 

Les femmes étant relativement nombreuses dans les groupes débutants et pré-intermédiaires, mais quasi absentes des groupes plus avancés, j’avais envie de mettre en place des stages pour les aider à progresser. Néanmoins, cela ne semble pas être une priorité et les projets mettent, en outre, beaucoup de temps à avancer.

Bref, cela m’agace davantage que cela ne m’enthousiasme. J’ai donc choisi d’orienter mon temps disponible vers d’autres projets.

J’espère néanmoins que de beaux projets verront le jour.

Au revoir, groupe de travail « loisirs »

Un peu lassée par le groupe de travail mixité, mais toujours désireuse de mener à bien mes projets, j’ai demandé à intégrer le futur groupe de travail loisirs. Ce qui fut chose faite.

Reste que que, selon moi, il faudrait parvenir à créer une commission loisirs composée de bénévoles en mesure d’organiser des activités et des sorties, sur le modèle de la Commission mer du Comité Régional Nouvelle-Aquitaine de Canoë-Kayak.

Or nous sommes actuellement deux bénévoles insuffisamment qualifiés. Et, s’il n’y a pas eu d’opposition manifeste à la constitution d’une équipe de bénévoles davantage compétents, celle-ci ne semble toutefois pas constituer une priorité pour l’instant.

Pour l’heure, deux stages ont été mis en place par le groupe de travail loisirs, mais à un tarif équivalent à celui des formations proposées par les professionnels du secteur. Je vois dès lors assez peu l’intérêt d’y contribuer à titre bénévole.

Par ailleurs, je ne rentre pas dans tous les kayaks du club et préfère utiliser le mien. La formation mer « Vers la Pagaie Bleue » a été organisée sur l’île d’Yeu, où il est difficile d’acheminer son propre kayak. Et, initialement censée être consacrée à la préparation de la Pagaie Bleue, elle sera finalement d’un niveau bien inférieur afin de remplir les places disponibles. Dès lors, cela ne correspond plus vraiment à ce que je recherche.

Le NACK, oui, mais avec modération

LE groupe « Mixité » du NACK, peut-être, mais en « bonne suiveuse »

J’ai été à l’initiative de la création de ce groupe, que je pilote avec une binôme.

La FFCK accordant des subventions pour la réalisation d’actions uniquement destinées aux femmes, je me suis dit que cela pourrait être sympa de pouvoir bénéficier de stages à prix réduit.

Et j’ai également porté une demande de subvention pour la réalisation de deux stages de surfski, destinés à huit femmes, qui a été acceptée.

En outre, le Comité départemental comme le Comité régional portent eux aussi des projets d’actions destinées aux femmes.

Cependant, je me retrouve finalement à organiser des stages qui ne correspondent pas vraiment à mes aspirations, rencontrent assez peu de succès, le tout au prix d’un temps fou et de la gestion de moult blagues et récriminations, de la part des hommes comme des femmes.

Ça en est donc fini pour moi.

J’espère néanmoins que ma binôme saura faire fructifier le groupe. De mon côté, je participerai volontiers à l’avenir aux actions initiées par les autres.

Le kayak mardi soir, oui, mais plus tous les mardis

J’ai pris en charge un groupe de navigation « Kayak mardi soir » et trouvé un binôme pour m’épauler. À l’origine, il me remplaçait principalement lorsque je ne pouvais pas être présente.

Cependant, s’engager à venir tous les mardis soirs est relativement contraignant. Je lui ai donc proposé de prendre en charge les mardis pairs et de m’occuper des mardis impairs, ce qu’il a accepté.

Cela ne nous empêchera évidemment pas de nous retrouver pour naviguer ensemble lorsque nous en aurons envie, ni de nous remplacer mutuellement lorsque ce sera nécessaire.

Des propositions de sorties, peut-être, mais plus à tout-va

Certains membres de mon club souhaiteraient que je propose des sorties en mer, mais je ne me sens pas encore suffisamment compétente et équipée pour cela.

Par ailleurs, je fais partie de plusieurs groupes spécifiquement dédiés aux sorties en mer. J’ai donc davantage tendance à vouloir organiser avec le NACK ce que je ne peux pas trouver ailleurs : participation au Merathon d’Auray, au Marathon de l’Ardèche, à la Traverseine, à l’Open Canoe Festival, aux 24 Heures Kayak, à la Dordogne intégrale…

Et évidemment, à proposer plein de petites sorties sur l’Erdre qui changent un peu du quotidien.

Cependant, je trouve rarement des partants, mes propositions suscitent parfois des ricanements… et j’ai probablement déjà proposé à peu près tout ce qui pouvait l’être !

Je naviguerai donc davantage de mon côté, et mes propositions au NACK deviendront plus exceptionnelles.

Troisième étape : explorer avant de trancher

Le CA du NACK : allons voir ça !

Je suis désormais conviée au Conseil d’administration du NACK, en tant qu’invitée. Pas certaine que je sois faite pour ça… mais au moins, j’aurai testé !

Réseau Agir pour plus de femmes de la FFCK, pourquoi pas !

Je suis très réservée parce que j’ai vu, lors d’une réunion de la FFCK, une femme au bord des larmes après avoir énormément travaillé bénévolement sur des mesures qui sont tombées aux oubliettes.

Je n’ai aucune envie de me retrouver dans le même état qu’elle.

Néanmoins, je suis curieuse et j’aimerais garder un petit lien avec les projets autour de la mixité. Je vais donc laisser sa chance à une ou deux réunions, histoire de voir ce qu’il en ressort.

Le SNOS… ou le CKPCA ?

Pour préparer mon MFPC, j’ai besoin d’aller ponctuellement dans un club qui pratique la mer.

J’aime beaucoup le SNOS. Il y a des gars sympas et surtout de très bons kayakistes. En revanche, il y a très peu de débutants. Ce n’est donc pas vraiment avec eux que je vais pouvoir réaliser des séances pédagogiques en vue du MFPC : ce seraient plutôt eux qui auraient beaucoup à m’apprendre !

Au club de Pornichet, à l’inverse, il me semble qu’il y a des débutants que je pourrais accompagner dans leur progression, ainsi qu’un moniteur susceptible de m’épauler.

Reste la question du coût : l’accès au SNOS est plutôt bon marché, tandis que l’adhésion au club de Pornichet est nettement plus onéreuse.

On verra donc si le club de Pornichet accepte de m’accueillir ponctuellement à titre gracieux.

Quatrième étape : espérer avoir fait les bons choix

La formation au MFPC va me demander pas mal de temps… et je m’y suis inscrite avec l’idée de m’améliorer. Mais je ne suis pas certaine qu’elle me fera réellement monter en compétence. À voir ! Enfin, elle devrait au moins me motiver à travailler davantage.

À voir aussi ce qu’elle va m’apporter d’autre : davantage d’invitations à des sorties ? Des moqueries parce que je n’ai pas un très bon niveau ? Un petit complément de revenu si je l’associe au CQP ?

Je ne sais pas trop encore.

Et puis il y a une autre question : j’ai envie de progresser, mais pas forcément à tout prix.

J’aime naviguer dans les vagues, faire du rase-cailloux, descendre des rivières… mais je n’ai pas l’ambition d’aller affronter du très gros. En réalité, rester à peu près sur ce que je sais faire aujourd’hui, avec un meilleur esquimautage pour gérer les pépins, ça me conviendrait très bien.

Enfin… peut-être pas tout à fait. J’aimerais surtout m’améliorer en préparation de navigation et être davantage capable de contribuer à la sécurité du groupe.

Pour le reste, je n’ai pas forcément besoin de davantage.

Cinquième étape : aller plus loin ?

Bon, il me reste quoi maintenant ?

🛶 Le NACK → pour le mardi soir, quelques sorties et le CA

🌊 TGKM, CK/Mer et Kayakistes de mer → pour de belles sorties occasionnelles

👩 Le Réseau agir pour plus de féminines → pour garder un lien avec les projets concernant les femmes

🎓 Le CKPCA/SNOS → pour contribuer à la validation du MFPC

Humpf, ça fait encore pas mal !

À terme, je pense qu’il faudra probablement faire un choix entre le CA du NACK et le Réseau agir pour plus de féminines. Avec le kayak du mardi soir, cela fait beaucoup de soirées consacrées au kayak.

Mais chaque chose en son temps : j’attends un peu avant de trancher !

Une guinguette et un enseignement

Une petite sortie proposée par mes soins – en 2026

Des petites taquineries : oui. Des récriminations constantes : non.

Des vannes qui passent bien

J’ai proposé d’aller à une guinguette en kayak.

Nous sommes cinq partants et le temps est idéal : ni trop chaud ni trop froid.

Sur place, un petit concert de reprises pop-rock est donné, mais nous l’écoutons à peine.

On papote, ça charrie, et ça charrie même beaucoup. Enfin, surtout les hommes, et certains plus que d’autres.

Je rigole de bon cœur aux boutades sur mes multiples propositions de sorties, qui ne rencontrent guère le succès escompté.

  • Le Merathon d’Auray ? ❌
  • Le Marathon de l’Ardèche ? Peut-être un.
  • La Traverseine ? ❌
  • L’Open Canoe Festival ? Peut-être deux, mais mince, c’est finalement moi qui ne suis plus disponible.
  • Aller à Nort-sur-Erdre en Vital ? ❌
  • À Sucé-sur-Erdre en Vital alors ? ❌
  • Explorer l’Erdre au-dessus de Nort-sur-Erdre ? ❌
  • Les 24 Heures Kayak ? ❌
  • La Dordogne intégrale ? Peut-être une, dans un an ou deux.

À vrai dire, j’ai proposé de participer à quasiment toutes les activités destinées aux kayakistes loisirs, en dehors des véritables sorties « eau vive », et ça prend rarement.

Mais ce n’est pas grave : qui ne tente rien n’a rien, et moi, j’aurais tenté.

Et puis parfois, comme ce soir, ça prend.

Mais au bout d’un moment, ça fatigue

Autant je rigole de bon cœur de mon petit côté trépidant, autant j’apprécie moins — même juste pour taquiner — les récriminations et les rappels à mes responsabilités en cas de difficulté, comme lorsque le matériel est malmené.

Gnagnagna, l’eau est un peu vaseuse à l’endroit où on débarque, la sortie est mal organisée.
Gnagnagna, on n’a pas de place pour s’asseoir sur les bancs, mauvaise organisation.
Gnagnagna, tu as ramené un bon pain, on te donnera un bon point.
Gnagnagna, si les kayaks ou autre matériel sont volés, c’est toi l’organisatrice, et ce sera toi, la responsable.
Gnagnagnagnagna. Gnagnagnagnagna.

Certains jouent les consommateurs ou, pire encore, se croient dans Un dîner presque parfait : ils passent tout au crible, dressent soigneusement la liste de la moindre imperfection… tout en veillant bien à ne jamais recevoir à leur tour et, comble du comble, en demandant à être réinvités !

À la recherche de compagnons d’aventure

J’aime les aventuriers.

Ou les aventurières.

Les personnes qui n’hésitent pas à tremper leurs pieds dans l’eau, même un peu sale, pour éviter de faire racler les bateaux.

Les personnes qui s’entraident pour porter les kayaks, plutôt que de les traîner sur le sol.

Les personnes qui s’amusent des contretemps et de l’inconfort, prêtes à s’extirper de leur quotidien douillet.

Les personnes qui peuvent s’asseoir par terre sans avoir peur de salir leur postérieur.

Les personnes qui listent tout ce qui va bien, ce qu’elles apprécient, au lieu de recenser le moindre truc qui n’est pas parfait.

Le week-end dernier, j’étais avec un autre groupe de kayakistes et tout s’est bien déroulé, en dépit d’un fort vent et de la pluie. Tout le monde s’est spontanément entraidé.

Et, même, le sale temps nous plaisait bien, à tous.

Quel contraste entre la joie de vivre, la beauté et la zénitude des lieux… et les railleries.

Un bilan plutôt satisfaisant

Au retour, ils sont tous ravis.

Et, somme toute, je ne suis pas trop insatisfaite non plus.

Parcourir cette dizaine de kilomètres, avec uniquement un point de débarquement et un repas qui changeaient un peu de l’ordinaire, m’a donné une idée de la difficulté à faire davantage avec un certain public.

Relativement inexpérimentée en organisation de sorties, je voulais en entraîner beaucoup dans plein d’événements divers et variés, sans avoir la moindre idée des difficultés auxquelles j’allais être confrontée, au motif que « techniquement, ça le fait ».

J’ai probablement échappé au pire.

Et maintenant, JE SAIS.


C’était quand même bien agréable, cette sortie nocturne.

Début octobre, je pense que je vais me refaire un restaurant au bord de l’eau.

En allant un peu plus loin, à une dizaine de kilomètres.

Pour sûr, je ne trouverai aucun volontaire. Probable que je n’en cherche même pas, d’ailleurs.

Et que, finalement, seule, ce soit encore mieux.

Enquête sur la maltraitance du matériel

Je peux être assez étourdie avec le matériel, comme ne pas me rendre compte de sa fragilité. Et j’ai l’impression de rayer mon kayak à chaque sortie.

Cependant, alors que mes maladresses sont involontaires, j’ai le sentiment d’être régulièrement confrontée à des personnes qui prennent délibérément quelques libertés avec le matériel.

Le syndrome du « ce n’est pas à nous »

Des déconvenues avec un club extérieur n°1

La première fois, j’avais prêté, pour un simple essai au cours d’une sortie, un kayak de mon club à un gars d’un club extérieur. Il s’était mis à le manipuler n’importe comment, en se marrant, sous le regard goguenard d’un autre — sans que j’aie vraiment le temps de réagir — avant de le prêter à cet autre gars, sans même me demander mon avis.

Et alors que j’étais de bonne humeur et simplement désireuse de rendre service, je me suis retrouvée dans le rôle de la surveillante rabat-joie, chargée de rappeler qu’un kayak, ça se manipule avec un minimum de précautions.

Et n’allez pas croire qu’il s’agissait de jeunes d’une vingtaine d’années découvrant à peine les règles d’usage du matériel. Il s’agissait d’un homme d’une quarantaine d’années et d’un autre nettement plus âgé. Et tous deux pratiquaient le kayak depuis plusieurs années.

J’étais d’autant plus attristée que, personnellement, je prenais grand soin du matériel que j’empruntais à mon club, très reconnaissante de pouvoir en bénéficier pour participer à des sorties.

Des déboires avec un club extérieur n°2

La seconde fois, je représentais mon club lors d’un événement auquel participaient plusieurs clubs, et pour lequel deux gars d’un club extérieur avaient officiellement demandé à disposer de kayaks prêtés par mon club.

Là encore, j’avais constaté une manière de manipuler les kayaks fort éloignées des usages en vigueur, notamment à un moment où j’étais trop distante pour intervenir. Et, pour couronner le tout, au retour, ils n’ont pas voulu rincer les kayaks selon nos pratiques habituelles.

Il s’agissait d’hommes nettement plus âgés et expérimentés que moi, auxquels je n’étais pas censée avoir quoi que ce soit à apprendre.

Après ces deux épisodes, ma conclusion était simple : je ne contribuerai plus jamais à ce que les kayaks de mon club soient utilisés par d’autres personnes que les membres de mon club. Les gens ne prennent pas soin du matériel qui n’appartient pas à leur club.

Fin de l’histoire et plus de problème. Ou du moins, c’est ce que je pensais.

Et si c’était « les hommes » ?

Hier, j’ai organisé une petite sortie, avec mon club. Et les gars ont, à nouveau, traité les kayaks d’une manière déplorable.

Les kayaks de leur propre club.

Ma théorie selon laquelle on prend moins bien soin du matériel lorsqu’il appartient à un autre club tombe donc à l’eau.

Je vais donc devoir me rabattre sur une autre explication : les gars répugnent-ils davantage à demander de l’aide, de peur de passer pour des faibles — quitte à malmener le matériel au passage lorsqu’il ne leur appartient pas ? Ou pire : feraient-ils de la maltraitance envers le matériel une forme de démonstration de domination lorsque l’organisatrice est une femme, au mépris du respect élémentaire ?

À ce stade de l’enquête, je ne vois décidément pas de meilleure hypothèse qu’une maladroite démonstration de virilité.

Oui, oui : « Not all men ». Il existe des hommes qui prennent grand soin des kayaks au sein de notre club. Et notre principal bricoleur-réparateur est un homme, qui peste d’ailleurs régulièrement contre le manque de soin apporté aux kayaks.

Cependant, ne sont-ils pas des exceptions ? Et si « Not all men », c’est par ailleurs « Always a man » : je n’ai, pour ma part, jamais rencontré de femme se comportant ainsi.

Les brèves de septembre 2026

Vendredi 11 septembre

J’ai eu chaud !

Un peu plus et je n’assistais pas au stage « Vers la Pagaie Bleue » !

Je suis entrée dans le parking de mon boulot sans faire attention à la hauteur du plafond. Et c’est passé… tout juste !

Deux stages de surfski en vue !

Je viens d’apprendre que le club a obtenu la subvention pour laquelle j’avais initié la demande, afin de financer des stages de surfski. 🎉

J’avais imaginé deux stages : un premier en septembre ou octobre, avant que les températures ne deviennent trop fraîches, et un second en avril, mai ou juin.

Bonne nouvelle, donc… mais il va falloir se dépêcher pour organiser le premier ! Octobre se rapproche et les créneaux disponibles commencent déjà à se faire rares.