Excursions touristiques guidées – Samedi 8 et lundi 10 août 2026
Le mardi 11 août, j’ai une grosse réunion professionnelle à Bordeaux.
Je décide donc de m’y rendre dès le week-end précédent, pour visiter Arcachon et Bordeaux, avant de travailler dans les locaux bordelais lundi.
Enfin, visiter… Visiter et faire du kayak, évidemment !
Je contacte le club d’Arcachon, qui se fait un plaisir de m’accueillir, avec un programme particulièrement alléchant : l’île aux oiseaux, les cabanes tchanquées,…
Mais, mince ! Leur sortie démarre à 8h30… et le premier train depuis Bordeaux, où je passerai la nuit, ne me permet pas d’arriver à temps.
C’est donc raté pour moi, et me voilà partie en roue libre.
L’art de la décadence : stade 1
Impossible de faire du kayak avec le club… mais impossible aussi de renoncer au kayak, comme à l’île aux oiseaux et aux cabanes tchanquées.
À peine arrivée à la gare d’Arcachon, je cours donc afin d’arriver à temps pour une balade en sit-on-top avec Arcachon Kayak Aventure.
J’ai un peu de retard, et les autres participants sont déjà prêts, mais je peux tout de même rejoindre le groupe.
C’est assez amusant d’entendre le petit briefing sur la manière de pagayer. En revanche, c’est beaucoup moins marrant de naviguer en sit-on-top. La position pour pagayer n’est pas du tout agréable. Enfin, c’est toujours mieux que rien !
Nous partons.
Régulièrement, lors des sorties en kayak de mer, les organisateurs nous demandent de bien rester groupés, afin d’être plus facilement repérables et de moins gêner les bateaux.
Au final, il n’en passe souvent qu’un ou deux à proximité. Mais, là, il y en a vraiment partout. Il faut constamment garder les yeux ouverts.
Enfin, nous voilà rapidement devant les deux jolies cabanes tchanquées.
Nous montons sur la cabane tchanquée blanche, la seule dont on peut faire intégralement le tour.
Depuis celle-ci, nous bénéficions d’une splendide vue sur l’île aux oiseaux, un site naturel protégé dont la superficie oscille entre 1 700 hectares à marée basse et 100 à pleine mer.
Mais… mais… mais… qui l’eût cru ? Cette sortie m’apprend une petite astuce : pour éviter de porter loin les kayaks, lorsqu’on débarque sur une plage, à marée montante, on peut planter une demi-pagaie, bien profondément dans le sable, et les y accrocher !
L’art de la décadence : stade 2
Comment quitter Arcachon sans avoir vu la Dune du Pilat ? Et quoi de mieux que de l’admirer depuis l’océan ?
Hélas, avec les marées actuelles, impossible de s’en approcher en kayak.
À peine débarquée du sit-on-top, je reprends donc ma course, pour arriver à temps pour le départ de ce que nombre de kayakistes dénomment… le promenade couillon !
Le circuit nous emmène le long de la belle presqu’île du Cap Ferret. Puis, la majestueuse Dune du Pilat apparaît enfin devant nous.
Fière couillonne, à Arcachon
Je n’ai pas eu le temps de déjeuner. Après l‘excursion « La littorale, de l’île aux portes de l’océan », il est 17h et je suis affamée. Toutefois je ne suis pas tentée par un sandwich et j’ai une grosse envie de moules-frites.
Je passe devant un restaurant qui en propose, mais il est désert et je n’ose pas y entrer. Je peux mener à bien beaucoup d’activités seule : aller au cinéma, à un concert, à un festival… Mais le restaurant, ça me gêne encore.
Je continue un peu et arrive face à la pizzeria Alma Mia, très bien notée, devant laquelle un couple termine son repas. Je prends mon courage à deux mains et décide de m’y attabler à mon tour.
Oui, tout mon courage. Pour moi, ce n’est pas facile de manger seule au restaurant. Et encore plus quand j’ai envie d’y déguster une pizza, à 17 h, en étant bien enrobée.
La serveuse est un peu surprise, mais m’installe.
— Pas la terrasse !
J’ai assez pris l’air pour aujourd’hui. Et, surtout, je préfère me faire discrète.
On me trouve donc une place en salle. Je commande une belle et grande pizza, accompagnée d’une bière, et dévore le tout sans le moindre complexe.
Je suis satisfaite de moi. Hum… Très très satisfaite, même.
Mais, comme pour l’esquimautage, une réussite ne fait pas encore un acquis. Il faut donc recommencer.
Ce qui fut fait dès le lundi soir… à Bordeaux, après une nouvelle virée en promenade couillon !
Fière couillonne, à Bordeaux
Le lundi 10 août, il fait bien chaud quand je termine ma journée de travail à Bordeaux. J’ai envie de découvrir la ville, mais je n’ai pas vraiment envie de marcher sous le cagnard. C’est donc le retour au promenade couillon.
Boire un verre de vin de Bordeaux, seule, en promenade couillon, c’est presque tout oser, non ?
La balade est plutôt sympa. On passe devant la Cité du Vin, et j’apprécie particulièrement les anecdotes sur les différents ponts de Bordeaux.
Et, cette fois, ensuite, j’ai eu mes moules-frites !
Après le dîner, il fait plus frais. Alors, pour clôturer cette belle soirée, je m’offre une petite visite de Bordeaux, avant de regagner mon Airbnb.
La ville est joyeuse et paisible. Je m’y sens parfaitement en sécurité.
🏛️ Un peu d’histoire – Pourquoi « tchanquées » ?
Le mot « tchanqué » vient du gascon « chancas », qui signifie « échasses ». Il fait référence aux longues échasses traditionnellement utilisées par les bergers landais pour se déplacer dans les marais et surveiller leurs troupeaux.
Les cabanes tchanquées sont nées de l’idée d’un ostréiculteur qui, au XIXe siècle, fit construire une cabane sur pilotis afin de pouvoir observer plus facilement ses parcs à huîtres.
Par analogie avec les bergers landais juchés sur leurs échasses, ces cabanes élevées sur de hauts pilotis ont ainsi été qualifiées de « tchanquées ».