Le tour de la baie de Quiberon… Oui, non… oui, non ?
Avec un vent de terre de force 4 à 5, où naviguer ? Depuis plusieurs jours, nous hésitons entre Étel, le Golfe et la baie de Quiberon. Finalement, nous nous décidons pour un tour de la presqu’île.
Arrivés sur le parking de la biscuiterie La Trinitaine, à Penthièvre, nous sommes refroidis. Nous réalisons que, sur ce côté de la presqu’île, un vent de travers nous attend, et ce sur au moins une dizaine de kilomètres.
Et puis, il y a l’isthme, cette fine bande de terre qui relie Quiberon au continent. Annoncée comme large d’une vingtaine de mètres, elle nous semble bien plus longue… Sans compter la fatigue de la longue sortie de la veille !
Un ou deux rolls, et à l’ouest toute !
Nous optons finalement pour un départ de l’autre côté de l’isthme et pour un aller-retour le long de la côte ouest de la presqu’île, où nous serons un peu mieux abrités.
Je me motive pour tenter un ou deux esquimautages avant de filer, tant que j’ai encore de l’énergie. La veille, en fin de sortie, je n’avais aucune envie d’en réaliser.
Photo prise par Christian P., amusé par mon masque.
Avec la pagaie cuillère et les mains en position de navigation, c’est une réussite. En revanche, la technique « Pawlata », pourtant réputée plus fiable, me résiste cette fois. Pffff… Vivement que je maîtrise l’esquimautage à tous les coups !
On passe près du joli Fort de Penthièvre… et ma photo est ratée.
Certains passages sont magnifiques, mais globalement, le paysage autour de la presqu’île ne m’emballe pas, même sur la côte sauvage. La fatigue ? Le temps grisâtre ?
Des intermèdes lumineux…
… mais un temps assez couvert
Peu importe : avancer dans ce vent de force 4 à 5 est grisant, et je recommencerais sans hésiter ! Et, finalement, je ne suis d’ailleurs pas si abritée que ça, puisque je m’éloigne assez de la rive.
Nous trouvons une petite plage pour pique-niquer avant d’arriver au splendide château de Turpault. Et cette fois, si j’ai une photo plutôt sympa, je la supprime par erreur, en faisant le tri au retour.
Photo prise par Christian P.
Anthony Levrot, Wikimedia Commons, Licence CC BY-SA 4.0
Décidément, ce ne sera pas un week-end photo ! Ni même un week-end média : la télécommande de ma caméra d’action, offerte pour mon anniversaire, refuse de coopérer.
Groix… Groix… J’y aurais bien passé la nuit, pour visiter un peu l’île.
Toutefois, il vaut mieux la voir un peu que pas du tout ! Et le vent risque d’être trop fort pour rentrer dimanche.
Ce sera donc un aller-retour et un tour de l’île dans la journée, soit environ 35 km. Et, faute d’avoir trouvé d’autres compagnons de navigation, ce sera exceptionnellement une virée à deux.
La façade tournée vers le continent, une façade animée
Le départ s’effectue depuis la plage de Porh Puns, à la pointe de Gâvres, avec un cap au 215°.
Le port est magnifique et très animé, mais je ne parviens pas à prendre une seule photo. Et pour cause : une fois à Port-Lay, je me rends compte que j’avais inséré la batterie de mon appareil à l’envers.
Par ailleurs, pas question d’y traîner : on nous indique que les kayaks sont interdits dans le port. Savent-ils que nous ne sommes pas des embarcations de plage, mais des navires immatriculés ?
J’ai omis d’aborder le sujet. Je n’y ai pas pensé et, de toute façon, nous n’avions pas prévu de nous y attarder.
Port-Lay est un autre joli petit port de l’île de Groix, plus calme et plus simple.
Des jeunes s’amusent à sauter depuis les digues qui le protègent.
Nous poursuivons ensuite notre route vers Pen Men.
La face océanique, une façade plus tranquille
Passé Pen Men, le calme règne.
Nous passons devant l’amer de Saint-Nicolas, un repère utilisé en navigation pour s’orienter.
Photo prise par Christian P.
Nous faisons une halte pour pique-niquer à Port Saint-Nicolas, où nous croisons plusieurs groupes de kayakistes, dont des membres du club de kayak de Vannes.
C’est reparti.
Quelques remous se forment devant la pointe des Chats, en raison des hauts-fonds.
Passage devant le phare de la pointe des Chats
Retour serein et dicton vérifié
Le retour s’effectue sans difficulté, avec un cap à 30°.
Nous passons devant un impressionnant vraquier de 229 mètres, qui vient de traverser l’Atlantique, le Sunrise Trader.
Moi, au pied du Sunrise Trader, photographié par Christian P.
Certains pensaient que le parcours serait un peu trop ardu, mais nous aurions tous deux pu pagayer encore longtemps.
Somme toute, le proverbe marin « Qui voit Groix voit sa joie » se vérifie une nouvelle fois !
Surfski & Co, formation avec Éric Garnier – 14 août 2026
De la découverte en eau plate…
J’aime beaucoup découvrir de nouveaux lieux, mais aussi de nouveaux supports de navigation.
Et, aujourd’hui, c’est ma première en OC1. Je me suis offert deux cours avec Éric Garnier, de Surfski & Co, sur la Ria d’Étel, pour mon anniversaire.
De bon matin, Éric et moi embarquons à la pointe du Perche. Nous mettons le cap sur les petites îles alentour, notamment l’île de Riech’h et celle de Fandouillec.
Nous avons parfois un peu de courant contre nous. Cependant, l’eau est calme et les conditions sont idéales pour débuter.
L’ama, le flotteur latéral, est réglable. Petit à petit, Éric le passe de la position la plus stable — mais moins performante — à la position plus instable, qui permet une meilleure glisse.
Nous croisons une importante colonie de cygnes.
L’OC1 est vraiment confortable. Le plaisir est immédiatement au rendez-vous et je ne rencontre aucune difficulté particulière.
Nous échangeons sur les avantages et les inconvénients de l’OC1 comparé au V1.
Grosso modo, l’OC1 est un peu moins rapide que le V1. En revanche, grâce à son gouvernail, il se dirige beaucoup plus facilement. Et il présente également un avantage non négligeable, à l’image du surfski : c’est une embarcation de type « sit-on-top », insubmersible. Le V1, quant à lui, est une embarcation pontée qui peut se remplir d’eau en cas de chavirage.
En fin de session, j’essaie un surfski, car j’hésite encore un peu entre les deux, pour la session de l’après-midi et, qui sait, peut-être même pour une acquisition.
Quelques ronds dans l’eau me suffisent à me décider : cet après-midi, ce sera encore OC1 !
Photo : Éric Garnier, de Surfski & Co.
Avec ma morphologie, l’OC1 est beaucoup plus confortable. J’aime aussi être un peu plus en hauteur et changer complètement ma manière habituelle de pagayer.
… aux premières vagues
L’après-midi, nous embarquons avec un père et sa fille sur la rivière du Sac’h, à côté des terrains de pétanque situés route de Brizeux, en direction de la barre d’Étel. Au menu : courants et petites vagues.
Certains se baigneront plusieurs fois. Éric me donne quelques conseils et, encore une fois, tout glisse. L’OC1 est bel et bien adopté.
Cela fait un moment que j’ai envie de me mettre au canoë. En rivière, ça risque d’être compliqué, dans mon secteur, même si je pourrais toujours aller faire un tour, un de ces quatre, à l’Open Canoë Festival.
L’OC1, conçu pour la mer, pourrait donc être le compromis idéal : je resterais sur mon terrain de jeu habituel, en retrouvant les sensations du canoë.
🏕️ Où dormir ? 🍴 Où manger ?
Je suis retournée au camping de Saint Cado, à Belz, où j’avais déjà séjourné lors de sorties avec les associations CK/mer et TGKM.
Ce camping est idéalement situé : on peut y charioter directement les kayaks pour naviguer sur la rivière d’Étel.
Il se situe également à proximité de La petite maison aux volets bleus, en face de laquelle se trouvent plusieurs bars-restaurants bien sympathiques.
J’ai d’ailleurs repris des moules-frites chez Madame Mouette. J’ai progressé : cette fois-ci, j’ai mangé seule, en terrasse, bien exposée aux yeux de tous.
TGKM, sortie organisée par Christian P. – Du jeudi 23 au dimanche 26 juillet 2026
Mercredi 22 juillet 2026
Afin d’arriver à l’heure le jeudi 23 sans être trop fatiguée par la route, je prends la route la veille. Je ne m’attarde pas en chemin afin d’arriver avant la fermeture de l’accueil du camping de Portsévigné, situé à une dizaine de minutes de la plage de Porsmoquer.
Ouf, j’arrive juste à temps ! Le camping surplombe la mer et la vue est magnifique. Pour profiter pleinement du paysage, je décide de dîner au petit bar-restaurant attenant, Le Portze.
Arrivée au camping de Portsévigné
Vient ensuite le montage de la tente. Je peine un peu avec cette petite tente une place conçue pour le bivouac : c’est la première fois que je l’installe. Avec le recul, il aurait sans doute été plus raisonnable de la monter une première fois chez moi, ne serait-ce que pour vérifier qu’aucun piquet ne manque. Heureusement, tout est là et, après quelques hésitations, la tente tient enfin en place !
La nuit tombe sur le camping de Portsévigné
Jeudi 23 juillet 2026
Rase-cailloux vers l’Aber Ildut – 23 km
La nuit a été un peu fraîche, mais quelques minutes de route suffisent pour rejoindre Christian, l’organisateur de la sortie, ainsi que Fanch et Michèle.
Aujourd’hui, nous longeons la côte en « rase cailloux » en direction de l’Aber Ildut, dans l’attente d’un autre participant, qui ne sera disponible que le lendemain. Après un pique-nique à l’entrée de l’aber, où est installée une petite exposition historique consacrée aux soins apportés aux « gens de la mer », nous nous engageons dans l’Aber Ildut.
Exposition de clichés de Jacques de Thézac devant Maison feu de Lanildut
La quiétude du paysage est soudainement rompue par la sortie à toute allure d’un canot tous temps de la SNSM.
Canot tous temps SNS 12-05 Président Salaün
Vendredi 24 juillet 2026
En route vers Molène – 15 km
Finalement, le participant que nous attendions ne pourra pas nous rejoindre. Quant à Michèle, elle décide de renoncer à la traversée vers Molène.
Après une nuit passée en bivouac sur la plage, il est temps de reprendre la mer. Christian, Fanch et moi mettons le cap sur Molène, située à une quinzaine de kilomètres au large. La traversée en pleine mer est un véritable régal. Peu à peu, les îlots se dessinent à l’horizon. Nous atteignons finalement l’îlot Morgol. Cet îlot a une saveur toute particulière pour moi. « Morgol » est le nom du kayak de mer du club de Nantes avec lequel j’ai effectué la quasi-totalité de mes premières sorties en kayak de mer.
L’îlot Morgol
L’arrivée sur Molène est magnifique. Dès notre approche, l’île dévoile tout son charme et donne envie de prendre le temps de la découvrir.
Les premiers pas de Marine sur Molène
Christian et moi, photographiés par Fanch
Le camping, situé à quelques pas de la cale, est simple mais très agréable. On y trouve tout le nécessaire, et les deux douches bien chaudes sont particulièrement appréciées après une journée passée sur l’eau. En début de soirée, nous faisons le tour de l’île à pied. Cette boucle d’environ 4 km nous permet d’en découvrir les paysages et l’atmosphère paisible. Et, pour terminer la journée en beauté, nous allons partager quelques bières et frites chez Albin.
Samedi 25 juillet 2026
Virée au phare de Kéréon
Le lendemain, nous croisons, côté nord de Molène, quelques dauphins qui se laissent approcher. Nous contournons ensuite l’île par le sud afin de profiter de la marée montante pour remonter en direction d’Ouessant.
Nous poursuivons notre route jusqu’au phare de Kéréon, dont nous faisons le tour, attentifs aux premiers signes de la renverse de marée.
Le phare de Kéréon, situé juste devant Ouessant
Puis vient le moment du retour, porté par le courant descendant. D’îlot en îlot, nous progressons tranquillement, interrompant au passage la sieste de quelques phoques.
On dirait une tortue, non ?
L’un d’eux décide de nous accompagner pendant près de 2 kilomètres. Une escorte aussi insolite qu’exceptionnelle pour une traversée en mer.
Dimanche 26 juillet 2026
Retour vers le continent – 14 km
C’est dimanche, déjà l’heure du retour.
La mer nous réserve une dernière difficulté : environ un mètre de houle, légèrement croisée, ainsi qu’une brume dense qui réduit notre visibilité. Je suis un peu inquiète. Par moments, j’ai l’impression que nous tournons en rond.
Heureusement, nos compas nous aident à conserver le bon cap. Peu à peu, la côte se dessine et finit par apparaître franchement devant nous.
Il reste toutefois un dernier obstacle à franchir : le chenal du Four, qui peut se montrer particulièrement joueur. Le courant s’y renforce et la houle y gagne encore en ampleur.
Le passage est assez long pour laisser le temps de s’adapter. Peu à peu, l’appréhension du début laisse place à la sérénité, puis au plaisir. Je me surprends finalement à profiter pleinement des vagues et à savourer ces derniers instants en mer.
Rencontres internationales CK/mer – Du samedi 4 au samedi 11 juillet 2026
J0 – Samedi 4 juillet 2026 : Retrouvailles au camping, l’Irlande s’en mêle
Installation et apéro des régions
Aujourd’hui, pas de navigation : c’est l’installation de tout le monde au camping de Pen Bellec, à Telgruc-sur-Mer. Enfin, presque tout le monde : Stéphanie, Murielle, Sylvain et d’autres organisateurs ont dû arriver la veille.
Le camping de Telgruc-sur-Mer se situe non loin de la plage. C’est un petit camping simple, tout à fait agréable. Je suis contente : j’y retrouve rapidement des personnes que je connais.
Les organisateurs ont mis en place des bacs pour rincer les affaires de kayak après les sorties. Ils permettent de limiter la consommation d’eau. Ils ont aussi installé un grand barnum pour le traditionnel apéro des régions. Chacun y partagera des produits typiques de sa région ou de son pays.
Quand l’Irlande s’en mêle
Une ou deux personnes s’inquiètent. Le président de CK/mer, Jérôme, ainsi que d’autres membres très actifs, seront exceptionnellement absents ou guère présents. Ils ont déjà prévu d’aller naviguer en Irlande en août. Et, bien que l’association compte de nombreux retraités, beaucoup sont encore actifs : ils ne disposent donc pas de congés à volonté.
Y aura-t-il assez de sorties proposées ? La sécurité sera-t-elle au rendez-vous ? Dès notre arrivée au camping, nous avons signé une feuille de présence. Comme d’usage, celle-ci indique : « Chacun navigue sous sa propre responsabilité ». Malgré cela, nous ne pouvons pas nous empêcher de compter un peu les uns sur les autres.
Pour l’Irlande, se pose également une autre question. En fait, des Irlandais, coutumiers des rencontres CK/mer, avaient prévu d’organiser, à leur tour, des rencontres internationales. C’est pourquoi de nombreux membres actifs de CK/mer s’y rendent cet été.
Cependant, cet événement a finalement été reprogrammé, alors qu’ils avaient déjà acheté un billet de ferries non remboursable. Ils ont donc décidé de maintenir leur déplacement.
Les Irlandais leur réserveront un accueil chaleureux, en petit comité. Mais auront-ils l’envie et la possibilité d’y retourner, en 2027, si le rassemblement international irlandais devait s’y tenir ?
J1 – Dimanche 5 juillet 2026 : tous ensemble, tous ensemble
Mince, j’ai oublié de lancer le GPS sur ma montre Garmin.
Et je dois avouer que, même si cet article apparaît comme publié en juillet 2026, pour respecter la chronologie du blog, je ne m’attelle à sa rédaction qu’en août.
Tout ce dont je me souviens, c’est qu’il s’agissait d’une magnifique sortie, organisée par Stéphanie.
Nous étions exceptionnellement tous partis de la plage située juste à côté du camping. Le président de CK/mer, qui était absent la veille, et le sera également les jours suivant, comptait aussi parmi nous.
Le temps était splendide, et la saison des visites de grottes venait de s’ouvrir !
J2 – Lundi 6 juillet 2026 : Crozon à pleine pagaie
Sortie organisée par Stéphanie, Crozon, rencontres CK/mer, juillet 2026
Une trentaine de kilomètres… ou pas !
Nous embarquons à la plage de Kerloc’h pour une sortie d’une trentaine de kilomètres.
Oui, je choisis toujours les plus grandes sorties. Pour moi, le plus fastidieux reste de se préparer et de ranger. Alors, une fois sur l’eau, autant en profiter le plus possible !
Cependant, ce qui est génial aux rencontres CK/mer, c’est qu’il y en a pour toutes les aspirations. Ceux qui préfèrent les petites sorties trouvent aussi de quoi se satisfaire !
Et certains viennent même simplement profiter des copains le soir et faire du vélo, car leur état de santé ne leur permet pas, pour le moment, de pratiquer le kayak. Je trouve ça chouette aussi : chacun profite des rencontres à sa manière et selon ses possibilités.
De pointes en grottes et rochers
Après avoir embarqué, nous filons vers la pointe de Dinan et la côte d’Iroise.
Nous coupons ensuite vers le rocher du Perzic. Au passage, nous faisons du rase-cailloux et visitons quelques grottes jusqu’à la pointe de la Tavelle.
Peu après, nous traversons l’anse de Pen Hir pour rejoindre la pointe du même nom. Puis nous coupons l’anse de Pen-Hat pour atteindre la pointe du Toulinguet, où nous pique-niquons.
Après le repas, cap sur le rocher du Lion, puis sur les Tas de Pois, un groupe de 6 beaux rochers, autour desquels nous slalomons.
Nous reprenons ensuite le chemin du retour par l’anse de Pen Hir, la pointe de la Tavelle et la pointe de Portzen, avant de retrouver la plage de Kerloc’h.
Crozon : il s’en est fallu de peu
Rah là là, qu’est-ce que je suis contente d’être venue aux Rencontres de Crozon, quand même !
Pour tout vous avouer, j’avais longtemps hésité à m’inscrire. Je suis déjà venue deux fois à Crozon, et il me reste tellement d’autres endroits à explorer…
Mais ma virée sur la Loire est tombée à l’eau, faute d’eau !
Et cette fois n’a rien à voir avec les précédentes.
Le temps est beaucoup plus clément, les lumières sont bien plus belles. Et, surtout, l’absence de houle et les marées favorables nous permettent de visiter beaucoup plus de grottes que lors de mes deux précédentes venues.
J3 – Mardi 7 juillet 2026 : un jour off
Jour off pour moi. Un peu fatiguée, et quelques démarches administratives à effectuer.
Je vais me poser à la bibliothèque Henri-Queffélec de Crozon. C’est une petite médiathèque très sympathique, où il fait frais et agréable de travailler.
Il est possible d’y brancher un ordinateur, mais pas d’accéder au Wi-Fi. Qu’importe : je peux partager les données mobiles de mon téléphone avec mon ordinateur.
Et je ne résisterai évidemment pas à la tentation de lire quelques bandes dessinées.
J4 – Mercredi 8 juillet 2026 : objectif cap de la chèvre
Sortie organisée par Didier B, Rencontres CK/mer à Crozon, juillet 2026, 26 km.
La veille de la sortie, je guette le retour de Didier B., l’organisateur.
Le nombre maximum de participants est atteint, mais j’ai une bonne excuse pour venir : un inscrit a besoin d’un moyen de locomotion.
Et, ouf, il accepte que je me joigne à l’équipe !
D’autres n’auront pas cette chance. Didier propose de constituer un second groupe, qui naviguera à quelques encablures du premier. L’objectif est de ne pas être trop nombreux en même temps pour visiter les grottes. Nous nous retrouverons toutefois pour pique-niquer.
Nous embarquons de la plage de Postolonnec vers 9h30.
Les grottes sont magnifiques. Oui, encore et toujours.
Nous passons devant la plage de l’Île Vierge, où il est interdit de débarquer. Pourtant, quelques touristes en kayak, y sont installés, malgré le risque d’une amende de 135 euros par personne.
Cependant, faut-il vraiment leur en vouloir ? Nul n’est censé ignorer la loi… mais encore faut-il avoir reconnu l’Île Vierge !
L’île est en réalité une presqu’île. Et aucun panneau d’information ne semble figurer sur la plage…
Nous pique-niquons peu après, avant le cap de la Chèvre.
Puis, une fois ce dernier atteint, nous traînons moins : finies les grottes !
J5 – Jeudi 9 juillet 2026 : de fort en phare autour de Camaret
Sortie organisée par Stéphanie, Crozon, rencontres CK/mer, juillet 2026
Je choisis encore une belle et longue sortie, d’environ 25 km, organisée par Stéphanie. Mais, mince, j’ai oublié de recharger mon appareil photo : il n’a plus de batterie !
Nous partons de la plage du Corréjou. Cette petite plage est très sympa. On peut se garer juste en face. Il y a aussi un vrai parking à 100 mètres, où il y a toujours de la place, ainsi que des toilettes.
Nous coupons un peu dans l’anse de Camaret, puis longeons la côte.
Nous passons devant :
l’îlot du Diable, une construction accessoire du fort de la Fraternité ;
le rocher de la Tortue (oui, oui : on dirait que les rochers-tortues nous envahissent ! J’en ai également vu aux Glénan et à Molène !) ;
le splendide fort des Capucins, qui permettait autrefois de protéger le sud du goulet de Brest.
Nous traversons ensuite le goulet de Brest pour rejoindre le phare du Portzic, à son extrémité nord-est.
Nous pique-niquons ensuite sur une plage populaire, la plage Sainte-Anne. Située non loin d’un grand parking, elle est bien desservie par les transports en commun. On peut toutefois regretter que les sanitaires soient souvent très sales, voire fermés. Heureusement, il reste toujours possible de trouver un petit coin discret pour se cacher !
Ensuite, nous rejoignons un autre phare, le phare du Petit Minou, actuellement en travaux. Nous remettons ensuite le cap vers le fort des Capucins, en naviguant au compas.
Puis, retour vers la plage du Corréjou. Nous sommes quelques-uns à aller nous rafraîchir avec une glace dans un bar attenant au parking.
J6 – Vendredi 10 juillet 2026 : je pars, je ne pars pas
Diable, que se passe-t-il donc ? Le temps de la vieillesse est-il déjà venu ? Je ne navigue pas et passe une bonne partie de la matinée à tergiverser : je rentre, je ne rentre pas ?
Normalement, j’étais censée rester jusqu’à dimanche. Je devais ensuite rejoindre un autre groupe de kayakistes pour une sortie à Bréhat. Néanmoins, je suis déjà allée à Bréhat lors du symposium CK/mer à Paimpol. Je n’étais donc pas extrêmement emballée à l’idée d’y retourner immédiatement.
Oui, oui : en mer, les conditions météorologiques rendent les sorties toujours différentes. Toutefois, il me reste tellement de lieux à découvrir que j’ai du mal à me résoudre à cumuler, dans l’immédiat, les randonnées au même endroit.
Et puis, j’ai des choses à préparer. Il faut bien que je m’y mette un peu !
Je pars, je pars pas, je pars, je pars pas… Je n’arrive pas à me décider. Je sonde donc les uns et les autres, qui m’incitent tous à rester.
Et soudain : je remballe tout, effectue quelques au revoir et file. Ma décision est finalement prise ! J’aurai beaucoup moins navigué que d’habitude, mais je n’ai guère la tête à ça.
Et finalement, je n’ai pas trop de regrets ! J’ai appris, comme je m’y attendais, que des navigations avaient encore eu lieu après, avec Jérôme. Mais la sortie à Bréhat a finalement été annulée en raison des conditions météorologiques !
BMRA et invité, sortie organisée par Pascal J. – Lundi 22 et mardi 23 juin 2026
Les Glénan, j’en avais beaucoup entendu parler et j’avais depuis longtemps envie de découvrir l’archipel.
Alors, lorsque Pascal J. propose une sortie un peu à la dernière minute — le jeudi 18 juin, pour les lundi 22 et mardi 23 juin —, je me jette sur l’occasion !
D’autant que cela faisait déjà plusieurs mois que j’attendais de participer à une sortie avec la BMRA. Pascal J. m’avait inscrite sur la liste de diffusion en septembre, à la suite d’un stage d’initiation à l’esquimautage groenlandais, mais je n’avais encore jamais eu l’occasion de me joindre à une de leurs sorties.
Restait à obtenir l’accord de mon employeur pour m’absenter les lundi et mardi. Ouf, celui-ci ne fut finalement pas bien difficile à décrocher !
Dimanche 21 juin 2026
Le départ étant prévu lundi matin à Beg-Meil, à près de trois heures de route de chez moi, je préfère partir dès le dimanche 21. Cela m’évitera de prendre la route aux aurores le lendemain.
J’arrive en début de soirée au camping Les Falaises. L’endroit est très agréable et, bonne surprise, les gérants m’installent sur un emplacement avec vue sur la mer.
Petit-déjeuner devant la mer au camping Les falaises
Lundi 21 juin 2026
J’arrive le lendemain matin à la cale de Beg-Meil avec un peu de retard : plusieurs routes infranchissables m’ont fait tourner dans tous les sens. Enfin, Pascal J., Jean et David ne semblent pas m’en vouloir.
Hop hop hop, je me dépêche de tout charger !
Nous mettons le cap sur l’île aux Moutons.
La navigation est très agréable. Le vent est léger et, sur l’eau, il fait beaucoup plus frais que sur le continent, où la température dépasse les 35 °C.
Le phare de l’île aux Moutons est très beau. Mais attention : tout débarquement sur l’îlot est interdit du 1er avril au 30 septembre afin de préserver la nidification des oiseaux.
En quittant les Moutons, oh joie, oh bonheur : nous rencontrons deux phoques très joueurs, qui restent longtemps à nos côtés et virevoltent sous nos kayaks.
Puis nous mettons le cap vers l’îlot rocheux de Castel Braz pour y pique-niquer. Le débarquement et l’embarquement ne sont pas des plus aisés, au milieu des rochers et des algues, mais ouf, aucun blessé !
Après le pique-nique, nous poursuivons notre navigation jusqu’à l’île du Loc’h, dont la famille Bolloré détient un bail emphytéotique.
Pause sur l’île du Loc’h ?
Nous gagnons ensuite Fort Cigogne, ancien fort militaire resté inachevé, aujourd’hui loué à l’école de voile des Glénans.
Nous rejoignons enfin la cale de l’île Saint-Nicolas, où nous débarquons avant de nous installer dans une chambre au gîte du Sextant.
Une fois posés, nous allons boire quelques bières à la terrasse de La Boucane. La température est décidément bien plus agréable que sur le continent !
Et, après le repas, nous partons faire le tour de l’île Saint-Nicolas, histoire de profiter encore un peu de la douceur de la soirée.
Mardi 23 juin 2026
Mince… À l’heure où j’écris ce compte-rendu, je dois bien avouer que ma mémoire est quelque peu défaillante concernant notre deuxième journée de navigation : je me souviens uniquement que ce fut une magnifique journée !
Pour en savoir davantage sur cette sortie, je vous invite à découvrir le compte-rendu complet de Pascal J., l’organisateur, sur son blog Randonnées kayak : les balades de Yanike !.