Gouvernail : je n’en voulais pas… et pourtant !

Le kayak que je souhaitais acquérir était vendu avec un gouvernail.

Pour être honnête, cela ne m’enchantait pas vraiment. Peu de kayakistes en possèdent, et j’avais plusieurs réserves. Avec cet appendice à l’arrière du kayak, je trouvais le bateau plus difficile à vider et à charger. Je craignais également que le gouvernail augmente la prise au vent, aussi bien sur la voiture que sur l’eau. Et puis, le gouvernail était compliqué à utiliser. Il restait régulièrement bloqué en position haute, sans que je parvienne à le faire redescendre.

Mais… mais… mais… tout cela, c’était avant ! J’ai d’abord rencontré un kayakiste qui utilisait un gouvernail et en était très satisfait. Il m’a expliqué à quel point il pouvait être utile en surf, mais aussi lorsque le kayak était chargé. J’ai pris le temps de réinstaller correctement le mien. Une seconde personne m’a alors montré une astuce pour éviter qu’il reste bloqué en position haute.

Et enfin, j’ai réalisé une longue traversée au large avec mon gouvernail… et ce fut la révélation. Plus besoin de retirer et de remettre la dérive pour corriger mon cap. Plus besoin non plus de forcer en gîtant et de multiplier les coups de pagaie d’un côté ou de l’autre pour faire tourner le kayak. Un simple appui de la pointe du pied suffit : le bateau répond et change de direction.

Il reste toutefois un petit point à anticiper : il faut prévoir des chaussures suffisamment souples. Avec des chaussures rigides, il est difficile d’appuyer correctement sur les pédales du gouvernail avec la pointe des pieds.

Mes chaussures rigides sont celles qui glissent le moins sur les algues et sont les plus confortables lorsque je marche sur les rochers. Mais, une fois encore, en kayak, tout est une question de compromis !

Le baptême et l’immatriculation de Marine

À la recherche du nom parfait

Immatriculer son kayak est obligatoire pour naviguer entre 2 et 6 milles d’un abri.

La démarche est rapide, simple et gratuite… à condition d’avoir les documents nécessaires.

Mais une étape incontournable me reste à franchir avant de lancer la procédure : trouver un nom de baptême à mon kayak.

J’ai rencontré plusieurs personnes qui avaient baptisé leur kayak en créant un nom à partir du prénom de leurs enfants.

De mon côté, je n’ai qu’une fille. Je ne me voyais pas donner son prénom, tel quel, à mon kayak.

À court d’idées, j’ai d’abord cherché un nom commençant par « Bara ». L’idée était de prolonger l’inscription du modèle déjà présente sur mon kayak : Baraflot, Baramour, Baraccuda… Mais rien ne m’a vraiment convaincue.

Il a pourtant bien fallu trancher pour pouvoir immatriculer mon kayak. Je lui ai donc donné un nom… qui, au fond, ne me plaisait pas vraiment.

Lorsque je lui confiai mes difficultés à trouver un nom, ma fille a immédiatement eu une idée lumineuse :

Tu n’as qu’à l’appeler Marine. C’est mon deuxième prénom, un prénom que tu as toujours adoré et qui correspond parfaitement à ton univers !

Marine, une bande dessinée française, scénarisée par François Corteggiani et dessinée par Pierre Tranchand.

À peine proposé, aussitôt adopté !

Restait alors à officialiser ce changement de nom.

J’imaginais une démarche longue, compliquée et coûteuse. En réalité, rien de tout cela : quelques minutes suffisent et la procédure est entièrement gratuite sur le portail officiel des démarches plaisance.


Marine : un navire

Selon la réglementation en vigueur, les kayaks doivent porter leur immatriculation « visible à l’intérieur depuis l’emplacement normal en navigation du pagayeur »¹.

Cependant, certains kayakistes m’ont raconté avoir eu du mal à accéder à certains ports, et notamment quelques mésaventures du côté de Doëlan.

Alors, ainsi qu’ils me l’ont conseillé, j’ai incité Marine à clamer haut et fort qu’elle est un navire immatriculé.

Pour être sûre d’être entendue, elle a donc affiché son numéro d’immatriculation sur sa coque, visible de l’extérieur.

Las… Pour son premier cri, Marine n’a pas vraiment forcé sur les décibels : son numéro d’immatriculation extérieur fait 2 cm de haut pour 14 cm de long. Difficile, dans ces conditions, de se faire entendre au loin !

Enfin c’est un début : Marine ne pourra que progresser !

1 Art. 4 de l’arrêté du 8 avril 2009 relatif aux marques d’identification des navires de plaisance en mer.

Marine, un kayak de mer Zegul Bara

Marine, acquise le 23 mai 2026.

Marine est un kayak de mer Zegul Bara, fabriqué en Estonie et conçu pour la randonnée. Elle affiche une charge maximale de 156 kg.

Avec ses 5,26 m de longueur pour 56 cm de largeur, elle reste relativement maniable et stable. Elle pèse 27 kg. Sa coque et son pont sont réalisés en fibre de verre et en aramide.

J’ai découvert ce modèle en naviguant avec le club de kayak de Saint-Nazaire, qui en possède un exemplaire.

On peut lui trouver quelques défauts : pas assez joueur, trop lourd, bleu et blanc. Cependant, tout achat de kayak est avant tout une affaire de compromis !