Les RDV de l’Erdre (3/3) : une soirée féerique

NACK, parade organisée par Frédéric L. – Samedi 29 août 2026

Dur de repartir le soir après avoir attaqué le kayak de bonne heure.

Toutefois, je me suis engagée à être présente pour la parade en canoë organisée à l’occasion du festival Les Rendez-vous de l’Erdre et, en ville, l’atmosphère est magique.

Les illuminations sont splendides et les concerts de jazz de très belle qualité.

« Tu préfères aller à l’avant ou à l’arrière ? »

Humpf.

En canoë 2 places, c’est la personne à l’arrière qui assure la direction, tandis que celle à l’avant donne le rythme en pagayant. Et, ce soir, celle de devant ne donnera pas le rythme, puisqu’elle sera occupée à tenir les flambeaux.

J’aime bien garder la maîtrise de ma navigation, et pas trop le fait que ce soient — comme par hasard — presque systématiquement les femmes qui aillent à l’avant des canoës.

Enfin, je sens bien que mon partenaire du soir préfère être à l’arrière, alors j’opte pour l’avant.

On récupère les flambeaux. Ils gouttent et il faut que je les tienne en croix, la partie allumée suspendue au-dessus de l’eau. Pffff, dans quelle galère je me suis encore embarquée ?

Mais…

Après quelques tâtonnements, je trouve une manière tout à fait agréable de tenir les flambeaux. La foule se réveille à notre passage. Mon partenaire de navigation nous mène à un endroit où je n’aurais pas osé aller, idéalement situé devant la scène. Et le concert est vraiment beau.

Wahou, j’ai vraiment bien fait de venir !

Les RDV de l’Erdre (2/3) : la découverte d’une carte malicieuse

NACK, sortie proposée par mes soins – Samedi 29 août 2026

Une carte espiègle…

Pour accompagner la flotte de bateaux participant au festival Les Rendez-vous de l’Erdre dans sa descente de l’Erdre jusqu’au centre-ville de Nantes, nous faisons deux haltes. La première au S.N.O. Nantes, le club de voile, puis la seconde au club nautique l’ANCRE.

C’est là que nous découvrons une drôle de carte.

Créée par l’agence nantaise Grrr, elle raconte l’Erdre et ses abords avec un humour assez réjouissant. En quelques petites phrases, elle nous fait redécouvrir des lieux que l’on croit bien connaître.

On y apprend par exemple que l’Aviron Rowing Club de Sucé-sur-Erdre :

« C’est quand même un club d’aviron où on apprend à naviguer sur des gondoles ! Les Mascaretta, ce sont des gondoles de courses. C’est un beau bateau »

Ou encore, à propos de port Jean :

« Ici, il y a une petite paillote dans laquelle tu peux boire le vin des vignes qui surplombent Port Jean, et de délicieux plats de poissons directement pêchés dans l’Erdre. »

Cependant, il y figure aussi quelques petites piques, notamment celle adressée à Patrice Martin, le célèbre skieur nautique, dont le caractère est, paraît-il, aussi trempé que l’Erdre :

« Quand on s’approchait on comprenait qu’on n’avait rien à faire là ».

… où les kayakistes en prennent pour leur grade

Parce qu’évidemment, nous n’allions pas y échapper.

La carte précise :

« Pour les chambrer : les rameurs on les surnomme des culs à roulettes, et les kayakistes des culs-de-jatte »

Mais… mais… pourquoi ?

Pour les rameurs, l’explication est assez facile à comprendre : ils sont assis sur des sièges à roulettes, qui leur permettent d’avancer et de reculer à chaque coup de rame.

Voici donc des « culs à roulettes ».

Charmant.

Pour les kayakistes, c’est encore mieux.

Comme nous sommes assis très bas dans nos bateaux, avec les jambes soigneusement cachées à l’intérieur, nous donnons apparemment l’impression de naviguer sans jambes.

Nous voilà donc des culs-de-jatte.

Délicieux.

La carte serait disponible dans tous les centres nautiques qui bordent l’Erdre.

Toutefois, je me demande si cette carte finira un jour affichée dans notre base nautique.

Certains, vexés, auraient-ils obtenu qu’elle en soit définitivement bannie ?

Et puisqu’on parle de culs-de-jatte

J’ai découvert au passage l’expression « départ en cul-de-jatte »

C’est lorsqu’un kayakiste, assis dans son bateau sur la plage, utilise sa pagaie comme une béquille pour se pousser progressivement vers l’eau.

Très élégant.

Les RDV de l’Erdre (1/3) : quand le mauvais temps n’enlève rien au plaisir

NACK, sortie proposée par mes soins – Samedi 29 août 2026

Et si on rejoignait la flottille des Rendez-vous de l’Erdre ?

Samedi, c’est navigation. Samedi, c’est Les Rendez-vous de l’Erdre, un grand festival de jazz qui rassemble également une flotte de bateaux remarquables.

Les bateaux partiront à 10 h de Sucé-sur-Erdre, en direction du cœur de Nantes, en effectuant plusieurs haltes nautiques.

Je propose de les rejoindre et j’ai quatre partants. Yes !

Oui, oui, c’est peu. Cependant, sur l’Erdre, dès qu’il s’agit de sortir de l’éternel aller-retour hebdomadaire, il est difficile de motiver les troupes.

La joie de naviguer dans le vent…

Le Chantenay, construit en 1888 et classé Monument historique. Ce bateau réalisait la liaison Quai de la Fosse – Port de Trentemoult. 

« Pluie du matin n’arrête pas le pèlerin. »

Bon, en vrai, il n’y a pas eu de pluie que le matin, mais presque toute la journée.

Et du vent aussi. Du bon gros vent : les rafales pouvaient dépasser les 50 km/h.

Et oui, un kayakiste peut consulter la météo agricole !

Mais c’est marrant, le vent, de dos comme de face, non ? Pour le vent de travers, je garde encore ma réserve.

Et je ne suis pas la seule à me réjouir de naviguer face au vent : un copain m’a spontanément dit partager cette joie. Une espèce bien trop rare !

… au cœur de la belle plaisance

Le festival met à l’honneur une flotte essentiellement composée de petits bateaux qui répondent à des critères précis d’élégance et de rareté.

Nous pensions la rejoindre à Port Jean, mais finalement, nous sommes montés jusqu’à Sucé-sur-Erdre

Et nous avons été de vrais petits privilégiés, à pouvoir nous glisser au milieu de cette belle flotte, pour redescendre l’Erdre.

… entre deux airs de jazz

Chaque escale nautique a été ponctuée de petits concerts jazz.

Le duo Abel, au S.N.O.

Le duo Abel était probablement sympa, mais il jouait dans une salle intérieure bruyante du S.N.O., pendant qu’un apéritif était servi à l’extérieur. Autant dire qu’il était impossible de l’écouter !

Les Anchahuteurs, à l’ANCRE.

À l’ANCRE, j’ai bien apprécié Les Anchahuteurs, qui ont rencontré un vif succès auprès des participants en reprenant, pour l’occasion et au cours du repas, des chants marins.

Pardon ? Oui, oui, je l’avoue : nous nous sommes incrustés à l’apéro, comme sous les barnums destinés au pique-nique de la flottille.

À l’apéro il y avait du muscadet produit juste à côté… Comment résister ?

… réunis par l’amour de la navigation

Pas de kayak au sein de la belle plaisance, mais nous avons tout de même croisé un beau canoë.

Une copine m’a indiqué avoir aperçu une splendide pirogue en bois la veille. Malheureusement, elle n’était pas présente aujourd’hui.

Une petite goutte d’eau s’est invitée sur mon objectif…

Et si l’on peut parfois croire que c’est la guéguerre entre kayakistes et voileux, il n’en est rien.

Beaucoup de kayakistes font, ou ont également fait, de la voile, voire de la voile-aviron.

Et l’on est heureux de retrouver, ici et là, certains de nos compagnons de navigation, rencontrés habituellement en kayak.

Ceux du bateau bleu, ce sont aussi des kayakistes !

… avec un camarade aux bons réflexes

Un sur quatre… bien joué !

Lorsqu’on fait une halte sous la pluie, il est bien avisé de retourner son kayak afin d’éviter qu’il ne se remplisse d’eau. Pourtant, un seul d’entre nous y a pensé. À votre avis, qui est-ce ?

Bon, maintenant, reste à retrouver quelques forces avant la soirée !

Retour à Sucé-sur-Erdre, en Vital

En solo, au départ du NACK – Dimanche 19 juillet 2026

Du Nack à Sucé-sur-Erdre, A/R

Après avoir réalisé l’aller-retour NACK-Sucé-sur-Erdre en kayak de mer, il était temps de le réaliser en Vital !

Mon départ est très hésitant. Le vent est assez important et je n’ai navigué qu’une dizaine de fois en Vital — un kayak de fitness bien plus instable que le kayak de mer. Je crains d’être déstabilisée et de me renverser. Et puis, il y a aussi cette pagaie cuillère, que j’ai choisie tout en ne l’ayant encore jamais utilisée en Vital…

Mais bon, après quelques tergiversations, c’est parti !

Et là, aucun regret ! J’avance sans la moindre difficulté — si ce n’est que mon chapeau a régulièrement tendance à s’échapper de ma tête. 😄

Le port de Sucé-sur-Erdre est très beau.

Port de Sucé-sur-Erdre

Je ne résiste pas : c’est l’occasion d’une petite récompense gourmande bien méritée. Le Choco Liégeois du bar-restaurant le Maïna est divin. Cette glace, cette crème fouettée, ce chocolat maison…

Choco Liégeois, chez Maïna

Je ne manquerai pas d’y retourner !

Et sur le retour ? L’eau brille et clapote… un moment de délice. ✨

À la découverte du Locmard

Sortie entre ami.e.s au départ du NACK, organisée par Jean-Pierre R.Samedi 18 juillet 2026

Il faut bien l’avouer : lorsque nous naviguons sur l’Erdre avec le NACK, nous empruntons souvent les trois mêmes itinéraires. Mais, aujourd’hui, Jean-Pierre a proposé à Laurence et moi une sortie un peu plus originale : « Et si on partait explorer le Locmard ? »

En flânant paisiblement, nous atteignons son embouchure en une heure.

Le paysage est sauvage : le cours d’eau est étroit et très végétalisé, tout en restant bien moins encombré que sur le Gesvres.

À une vingtaine de minutes de l’embouchure, nous découvrons un petit coin idéal pour une pause gourmande. Nous n’hésitons pas une seconde : après avoir sorti les sacs étanches, c’est parti pour le pique-nique !

Le retour ? Sous un soleil de plomb, certes, mais avec le sourire aux lèvres. 😊

Test de vitesse en kayak de mer

En solo, au départ du NACK – Dimanche 7 juin 2026

Un membre de mon club m’a indiqué que les bons kayakistes atteignaient 6 km/h sur une longue distance. Sur une courte distance, ils pourraient monter à 8 km/h.

Parallèlement, un groupe de pratiquants de pirogue polynésienne monoplace (V1), très compétitif, a fixé ses propres critères. Pour intégrer son créneau, il faut atteindre au moins 8 km/h jusqu’à la Tour Carrée. Le groupe estime cette vitesse difficile à tenir.

Marine est confortable, mais aussi ample et lourde. Elle pèse environ 27 kg pour 5,26 mètres de long et 56 cm de large.

De mon côté, je suis en pleine forme, mais je ne suis plus toute jeune. Je suis ronde et pas tellement sportive. J’ai aussi repris le kayak il n’y a pas si longtemps.

Je m’amuse régulièrement à aller vite, mais je ne m’entraîne pas (encore ?) spécifiquement dans cet objectif.

Je me demandais donc quelle vitesse je pouvais réellement atteindre. J’espérais, sans trop y croire, franchir le cap des 8 km/h.

Après un premier essai, le dimanche 7 juin 2026, grande satisfaction personnelle : je maintiens facilement 8 km/h pendant une heure et demie !

Baptême réussi pour Marine : plus de 50 kilomètres en une journée !

En solo, au départ du NACK – Lundi 25 mai 2026

La température ressentie approche les 40 °C… Mais impossible d’attendre davantage pour essayer mon nouveau kayak !

Cela faisait longtemps que je cherchais un créneau pour rejoindre Nort-sur-Erdre en kayak. Des nageurs, parfois venus de loin, avaient prévu d’effectuer ce trajet lors de l’Erdre à la nage. J’étais assez étonnée de voir que nous, kayakistes, installés juste à côté, ne l’avions encore jamais fait. Pourtant, nous avançons bien plus vite.

J’ignorais la manière dont mon corps allait réagir à la chaleur. Je ne savais pas non plus comment j’allais gérer la distance. Je suis donc partie à un rythme très tranquille. J’ai pris le temps de profiter du paysage et multiplié les pauses.

En solo, Nack-Nort sur Erdre, mai 2026

En solo, Nack-Nort sur Erdre, mai 2026

C’est d’ailleurs lors de l’une de ces pauses que j’ai fait une jolie rencontre : une grande et belle couleuvre.

Finalement, j’ai réalisé les 43 premiers kilomètres sans difficulté particulière.

Arrivée au club de kayak, je décide alors de prolonger l’aventure par un aller-retour d’une dizaine de kilomètres jusqu’à l’île de Versailles.

Je termine donc mon premier périple avec Marine avec 53 kilomètres au compteur !