TGKM, sortie organisée par Christian P. – Du jeudi 23 au dimanche 26 juillet 2026
Mercredi 22 juillet 2026
Afin d’arriver à l’heure le jeudi 23 sans être trop fatiguée par la route, je prends la route la veille. Je ne m’attarde pas en chemin afin d’arriver avant la fermeture de l’accueil du camping de Portsévigné, situé à une dizaine de minutes de la plage de Porsmoquer.
Ouf, j’arrive juste à temps ! Le camping surplombe la mer et la vue est magnifique. Pour profiter pleinement du paysage, je décide de dîner au petit bar-restaurant attenant, Le Portze.

Vient ensuite le montage de la tente. Je peine un peu avec cette petite tente une place conçue pour le bivouac : c’est la première fois que je l’installe. Avec le recul, il aurait sans doute été plus raisonnable de la monter une première fois chez moi, ne serait-ce que pour vérifier qu’aucun piquet ne manque. Heureusement, tout est là et, après quelques hésitations, la tente tient enfin en place !

Jeudi 23 juillet 2026

La nuit a été un peu fraîche, mais quelques minutes de route suffisent pour rejoindre Christian, l’organisateur de la sortie, ainsi que Fanch et Michèle.
Aujourd’hui, nous longeons la côte en « rase cailloux » en direction de l’Aber Ildut, dans l’attente d’un autre participant, qui ne sera disponible que le lendemain. Après un pique-nique à l’entrée de l’aber, où est installée une petite exposition historique consacrée aux soins apportés aux « gens de la mer », nous nous engageons dans l’Aber Ildut.

La quiétude du paysage est soudainement rompue par la sortie à toute allure d’un canot tous temps de la SNSM.

Vendredi 24 juillet 2026

Finalement, le participant que nous attendions ne pourra pas nous rejoindre. Quant à Michèle, elle décide de renoncer à la traversée vers Molène.
Après une nuit passée en bivouac sur la plage, il est temps de reprendre la mer. Christian, Fanch et moi mettons le cap sur Molène, située à une quinzaine de kilomètres au large. La traversée en pleine mer est un véritable régal. Peu à peu, les îlots se dessinent à l’horizon. Nous atteignons finalement l’îlot Morgol. Cet îlot a une saveur toute particulière pour moi. « Morgol » est le nom du kayak de mer du club de Nantes avec lequel j’ai effectué la quasi-totalité de mes premières sorties en kayak de mer.

L’arrivée sur Molène est magnifique. Dès notre approche, l’île dévoile tout son charme et donne envie de prendre le temps de la découvrir.


Le camping, situé à quelques pas de la cale, est simple mais très agréable. On y trouve tout le nécessaire, et les deux douches bien chaudes sont particulièrement appréciées après une journée passée sur l’eau.
En début de soirée, nous faisons le tour de l’île à pied. Cette boucle d’environ 4 km nous permet d’en découvrir les paysages et l’atmosphère paisible. Et, pour terminer la journée en beauté, nous allons partager quelques bières et frites chez Albin.
Samedi 25 juillet 2026

Le lendemain, nous croisons, côté nord de Molène, quelques dauphins qui se laissent approcher. Nous contournons ensuite l’île par le sud afin de profiter de la marée montante pour remonter en direction d’Ouessant.
Nous poursuivons notre route jusqu’au phare de Kéréon, dont nous faisons le tour, attentifs aux premiers signes de la renverse de marée.

Puis vient le moment du retour, porté par le courant descendant. D’îlot en îlot, nous progressons tranquillement, interrompant au passage la sieste de quelques phoques.

L’un d’eux décide de nous accompagner pendant près de 2 kilomètres. Une escorte aussi insolite qu’exceptionnelle pour une traversée en mer.
Dimanche 26 juillet 2026

C’est dimanche, déjà l’heure du retour.
La mer nous réserve une dernière difficulté : environ un mètre de houle, légèrement croisée, ainsi qu’une brume dense qui réduit notre visibilité. Je suis un peu inquiète. Par moments, j’ai l’impression que nous tournons en rond.
Heureusement, nos compas nous aident à conserver le bon cap. Peu à peu, la côte se dessine et finit par apparaître franchement devant nous.
Il reste toutefois un dernier obstacle à franchir : le chenal du Four, qui peut se montrer particulièrement joueur. Le courant s’y renforce et la houle y gagne encore en ampleur.
Le passage est assez long pour laisser le temps de s’adapter. Peu à peu, l’appréhension du début laisse place à la sérénité, puis au plaisir. Je me surprends finalement à profiter pleinement des vagues et à savourer ces derniers instants en mer.