Gouvernail : je n’en voulais pas… et pourtant !

Le kayak que je souhaitais acquérir était vendu avec un gouvernail.

Pour être honnête, cela ne m’enchantait pas vraiment. Peu de kayakistes en possèdent, et j’avais plusieurs réserves. Avec cet appendice à l’arrière du kayak, je trouvais le bateau plus difficile à vider et à charger. Je craignais également que le gouvernail augmente la prise au vent, aussi bien sur la voiture que sur l’eau. Et puis, le gouvernail était compliqué à utiliser. Il restait régulièrement bloqué en position haute, sans que je parvienne à le faire redescendre.

Mais… mais… mais… tout cela, c’était avant ! J’ai d’abord rencontré un kayakiste qui utilisait un gouvernail et en était très satisfait. Il m’a expliqué à quel point il pouvait être utile en surf, mais aussi lorsque le kayak était chargé. J’ai pris le temps de réinstaller correctement le mien. Une seconde personne m’a alors montré une astuce pour éviter qu’il reste bloqué en position haute.

Et enfin, j’ai réalisé une longue traversée au large avec mon gouvernail… et ce fut la révélation. Plus besoin de retirer et de remettre la dérive pour corriger mon cap. Plus besoin non plus de forcer en gîtant et de multiplier les coups de pagaie d’un côté ou de l’autre pour faire tourner le kayak. Un simple appui de la pointe du pied suffit : le bateau répond et change de direction.

Il reste toutefois un petit point à anticiper : il faut prévoir des chaussures suffisamment souples. Avec des chaussures rigides, il est difficile d’appuyer correctement sur les pédales du gouvernail avec la pointe des pieds.

Mes chaussures rigides sont celles qui glissent le moins sur les algues et sont les plus confortables lorsque je marche sur les rochers. Mais, une fois encore, en kayak, tout est une question de compromis !