Sortie entre ami.e.s au départ du NACK, organisée par Jean-Pierre R. – Samedi 18 juillet 2026
Il faut bien l’avouer : lorsque nous naviguons sur l’Erdre avec le NACK, nous empruntons souvent les trois mêmes itinéraires. Mais, aujourd’hui, Jean-Pierre a proposé à Laurence et moi une sortie un peu plus originale : « Et si on partait explorer le Locmard ? »
En flânant paisiblement, nous atteignons son embouchure en une heure.
Le paysage est sauvage : le cours d’eau est étroit et très végétalisé, tout en restant bien moins encombré que sur le Gesvres.
À une vingtaine de minutes de l’embouchure, nous découvrons un petit coin idéal pour une pause gourmande. Nous n’hésitons pas une seconde : après avoir sorti les sacs étanches, c’est parti pour le pique-nique !
Le retour ? Sous un soleil de plomb, certes, mais avec le sourire aux lèvres. 😊
Rencontres internationales CK/mer – Du samedi 4 au samedi 11 juillet 2026
J0 – Samedi 4 juillet 2026 : Retrouvailles au camping, l’Irlande s’en mêle
Installation et apéro des régions
Aujourd’hui, pas de navigation : c’est l’installation de tout le monde au camping de Pen Bellec, à Telgruc-sur-Mer. Enfin, presque tout le monde : Stéphanie, Murielle, Sylvain et d’autres organisateurs ont dû arriver la veille.
Le camping de Telgruc-sur-Mer se situe non loin de la plage. C’est un petit camping simple, tout à fait agréable. Je suis contente : j’y retrouve rapidement des personnes que je connais.
Les organisateurs ont mis en place des bacs pour rincer les affaires de kayak après les sorties. Ils permettent de limiter la consommation d’eau. Ils ont aussi installé un grand barnum pour le traditionnel apéro des régions. Chacun y partagera des produits typiques de sa région ou de son pays.
Quand l’Irlande s’en mêle
Une ou deux personnes s’inquiètent. Le président de CK/mer, Jérôme, ainsi que d’autres membres très actifs, seront exceptionnellement absents ou guère présents. Ils ont déjà prévu d’aller naviguer en Irlande en août. Et, bien que l’association compte de nombreux retraités, beaucoup sont encore actifs : ils ne disposent donc pas de congés à volonté.
Y aura-t-il assez de sorties proposées ? La sécurité sera-t-elle au rendez-vous ? Dès notre arrivée au camping, nous avons signé une feuille de présence. Comme d’usage, celle-ci indique : « Chacun navigue sous sa propre responsabilité ». Malgré cela, nous ne pouvons pas nous empêcher de compter un peu les uns sur les autres.
Pour l’Irlande, se pose également une autre question. En fait, des Irlandais, coutumiers des rencontres CK/mer, avaient prévu d’organiser, à leur tour, des rencontres internationales. C’est pourquoi de nombreux membres actifs de CK/mer s’y rendent cet été.
Cependant, cet événement a finalement été reprogrammé, alors qu’ils avaient déjà acheté un billet de ferries non remboursable. Ils ont donc décidé de maintenir leur déplacement.
Les Irlandais leur réserveront un accueil chaleureux, en petit comité. Mais auront-ils l’envie et la possibilité d’y retourner, en 2027, si le rassemblement international irlandais devait s’y tenir ?
J1 – Dimanche 5 juillet 2026 : tous ensemble, tous ensemble
Mince, j’ai oublié de lancer le GPS sur ma montre Garmin.
Et je dois avouer que, même si cet article apparaît comme publié en juillet 2026, pour respecter la chronologie du blog, je ne m’attelle à sa rédaction qu’en août.
Tout ce dont je me souviens, c’est qu’il s’agissait d’une magnifique sortie, organisée par Stéphanie.
Nous étions exceptionnellement tous partis de la plage située juste à côté du camping. Le président de CK/mer, qui était absent la veille, et le sera également les jours suivant, comptait aussi parmi nous.
Le temps était splendide, et la saison des visites de grottes venait de s’ouvrir !
J2 – Lundi 6 juillet 2026 : Crozon à pleine pagaie
Sortie organisée par Stéphanie, Crozon, rencontres CK/mer, juillet 2026
Une trentaine de kilomètres… ou pas !
Nous embarquons à la plage de Kerloc’h pour une sortie d’une trentaine de kilomètres.
Oui, je choisis toujours les plus grandes sorties. Pour moi, le plus fastidieux reste de se préparer et de ranger. Alors, une fois sur l’eau, autant en profiter le plus possible !
Cependant, ce qui est génial aux rencontres CK/mer, c’est qu’il y en a pour toutes les aspirations. Ceux qui préfèrent les petites sorties trouvent aussi de quoi se satisfaire !
Et certains viennent même simplement profiter des copains le soir et faire du vélo, car leur état de santé ne leur permet pas, pour le moment, de pratiquer le kayak. Je trouve ça chouette aussi : chacun profite des rencontres à sa manière et selon ses possibilités.
De pointes en grottes et rochers
Après avoir embarqué, nous filons vers la pointe de Dinan et la côte d’Iroise.
Nous coupons ensuite vers le rocher du Perzic. Au passage, nous faisons du rase-cailloux et visitons quelques grottes jusqu’à la pointe de la Tavelle.
Peu après, nous traversons l’anse de Pen Hir pour rejoindre la pointe du même nom. Puis nous coupons l’anse de Pen-Hat pour atteindre la pointe du Toulinguet, où nous pique-niquons.
Après le repas, cap sur le rocher du Lion, puis sur les Tas de Pois, un groupe de 6 beaux rochers, autour desquels nous slalomons.
Nous reprenons ensuite le chemin du retour par l’anse de Pen Hir, la pointe de la Tavelle et la pointe de Portzen, avant de retrouver la plage de Kerloc’h.
Crozon : il s’en est fallu de peu
Rah là là, qu’est-ce que je suis contente d’être venue aux Rencontres de Crozon, quand même !
Pour tout vous avouer, j’avais longtemps hésité à m’inscrire. Je suis déjà venue deux fois à Crozon, et il me reste tellement d’autres endroits à explorer…
Mais ma virée sur la Loire est tombée à l’eau, faute d’eau !
Et cette fois n’a rien à voir avec les précédentes.
Le temps est beaucoup plus clément, les lumières sont bien plus belles. Et, surtout, l’absence de houle et les marées favorables nous permettent de visiter beaucoup plus de grottes que lors de mes deux précédentes venues.
J3 – Mardi 7 juillet 2026 : un jour off
Jour off pour moi. Un peu fatiguée, et quelques démarches administratives à effectuer.
Je vais me poser à la bibliothèque Henri-Queffélec de Crozon. C’est une petite médiathèque très sympathique, où il fait frais et agréable de travailler.
Il est possible d’y brancher un ordinateur, mais pas d’accéder au Wi-Fi. Qu’importe : je peux partager les données mobiles de mon téléphone avec mon ordinateur.
Et je ne résisterai évidemment pas à la tentation de lire quelques bandes dessinées.
J4 – Mercredi 8 juillet 2026 : objectif cap de la chèvre
Sortie organisée par Didier B, Rencontres CK/mer à Crozon, juillet 2026, 26 km.
La veille de la sortie, je guette le retour de Didier B., l’organisateur.
Le nombre maximum de participants est atteint, mais j’ai une bonne excuse pour venir : un inscrit a besoin d’un moyen de locomotion.
Et, ouf, il accepte que je me joigne à l’équipe !
D’autres n’auront pas cette chance. Didier propose de constituer un second groupe, qui naviguera à quelques encablures du premier. L’objectif est de ne pas être trop nombreux en même temps pour visiter les grottes. Nous nous retrouverons toutefois pour pique-niquer.
Nous embarquons de la plage de Postolonnec vers 9h30.
Les grottes sont magnifiques. Oui, encore et toujours.
Nous passons devant la plage de l’Île Vierge, où il est interdit de débarquer. Pourtant, quelques touristes en kayak, y sont installés, malgré le risque d’une amende de 135 euros par personne.
Cependant, faut-il vraiment leur en vouloir ? Nul n’est censé ignorer la loi… mais encore faut-il avoir reconnu l’Île Vierge !
L’île est en réalité une presqu’île. Et aucun panneau d’information ne semble figurer sur la plage…
Nous pique-niquons peu après, avant le cap de la Chèvre.
Puis, une fois ce dernier atteint, nous traînons moins : finies les grottes !
J5 – Jeudi 9 juillet 2026 : de fort en phare autour de Camaret
Sortie organisée par Stéphanie, Crozon, rencontres CK/mer, juillet 2026
Je choisis encore une belle et longue sortie, d’environ 25 km, organisée par Stéphanie. Mais, mince, j’ai oublié de recharger mon appareil photo : il n’a plus de batterie !
Nous partons de la plage du Corréjou. Cette petite plage est très sympa. On peut se garer juste en face. Il y a aussi un vrai parking à 100 mètres, où il y a toujours de la place, ainsi que des toilettes.
Nous coupons un peu dans l’anse de Camaret, puis longeons la côte.
Nous passons devant :
l’îlot du Diable, une construction accessoire du fort de la Fraternité ;
le rocher de la Tortue (oui, oui : on dirait que les rochers-tortues nous envahissent ! J’en ai également vu aux Glénan et à Molène !) ;
le splendide fort des Capucins, qui permettait autrefois de protéger le sud du goulet de Brest.
Nous traversons ensuite le goulet de Brest pour rejoindre le phare du Portzic, à son extrémité nord-est.
Nous pique-niquons ensuite sur une plage populaire, la plage Sainte-Anne. Située non loin d’un grand parking, elle est bien desservie par les transports en commun. On peut toutefois regretter que les sanitaires soient souvent très sales, voire fermés. Heureusement, il reste toujours possible de trouver un petit coin discret pour se cacher !
Ensuite, nous rejoignons un autre phare, le phare du Petit Minou, actuellement en travaux. Nous remettons ensuite le cap vers le fort des Capucins, en naviguant au compas.
Puis, retour vers la plage du Corréjou. Nous sommes quelques-uns à aller nous rafraîchir avec une glace dans un bar attenant au parking.
J6 – Vendredi 10 juillet 2026 : je pars, je ne pars pas
Diable, que se passe-t-il donc ? Le temps de la vieillesse est-il déjà venu ? Je ne navigue pas et passe une bonne partie de la matinée à tergiverser : je rentre, je ne rentre pas ?
Normalement, j’étais censée rester jusqu’à dimanche. Je devais ensuite rejoindre un autre groupe de kayakistes pour une sortie à Bréhat. Néanmoins, je suis déjà allée à Bréhat lors du symposium CK/mer à Paimpol. Je n’étais donc pas extrêmement emballée à l’idée d’y retourner immédiatement.
Oui, oui : en mer, les conditions météorologiques rendent les sorties toujours différentes. Toutefois, il me reste tellement de lieux à découvrir que j’ai du mal à me résoudre à cumuler, dans l’immédiat, les randonnées au même endroit.
Et puis, j’ai des choses à préparer. Il faut bien que je m’y mette un peu !
Je pars, je pars pas, je pars, je pars pas… Je n’arrive pas à me décider. Je sonde donc les uns et les autres, qui m’incitent tous à rester.
Et soudain : je remballe tout, effectue quelques au revoir et file. Ma décision est finalement prise ! J’aurai beaucoup moins navigué que d’habitude, mais je n’ai guère la tête à ça.
Et finalement, je n’ai pas trop de regrets ! J’ai appris, comme je m’y attendais, que des navigations avaient encore eu lieu après, avec Jérôme. Mais la sortie à Bréhat a finalement été annulée en raison des conditions météorologiques !
BMRA et invité, sortie organisée par Pascal J. – Lundi 22 et mardi 23 juin 2026
Les Glénan, j’en avais beaucoup entendu parler et j’avais depuis longtemps envie de découvrir l’archipel.
Alors, lorsque Pascal J. propose une sortie un peu à la dernière minute — le jeudi 18 juin, pour les lundi 22 et mardi 23 juin —, je me jette sur l’occasion !
D’autant que cela faisait déjà plusieurs mois que j’attendais de participer à une sortie avec la BMRA. Pascal J. m’avait inscrite sur la liste de diffusion en septembre, à la suite d’un stage d’initiation à l’esquimautage groenlandais, mais je n’avais encore jamais eu l’occasion de me joindre à une de leurs sorties.
Restait à obtenir l’accord de mon employeur pour m’absenter les lundi et mardi. Ouf, celui-ci ne fut finalement pas bien difficile à décrocher !
Dimanche 21 juin 2026
Le départ étant prévu lundi matin à Beg-Meil, à près de trois heures de route de chez moi, je préfère partir dès le dimanche 21. Cela m’évitera de prendre la route aux aurores le lendemain.
J’arrive en début de soirée au camping Les Falaises. L’endroit est très agréable et, bonne surprise, les gérants m’installent sur un emplacement avec vue sur la mer.
Petit-déjeuner devant la mer au camping Les falaises
Lundi 21 juin 2026
J’arrive le lendemain matin à la cale de Beg-Meil avec un peu de retard : plusieurs routes infranchissables m’ont fait tourner dans tous les sens. Enfin, Pascal J., Jean et David ne semblent pas m’en vouloir.
Hop hop hop, je me dépêche de tout charger !
Nous mettons le cap sur l’île aux Moutons.
La navigation est très agréable. Le vent est léger et, sur l’eau, il fait beaucoup plus frais que sur le continent, où la température dépasse les 35 °C.
Le phare de l’île aux Moutons est très beau. Mais attention : tout débarquement sur l’îlot est interdit du 1er avril au 30 septembre afin de préserver la nidification des oiseaux.
En quittant les Moutons, oh joie, oh bonheur : nous rencontrons deux phoques très joueurs, qui restent longtemps à nos côtés et virevoltent sous nos kayaks.
Puis nous mettons le cap vers l’îlot rocheux de Castel Braz pour y pique-niquer. Le débarquement et l’embarquement ne sont pas des plus aisés, au milieu des rochers et des algues, mais ouf, aucun blessé !
Après le pique-nique, nous poursuivons notre navigation jusqu’à l’île du Loc’h, dont la famille Bolloré détient un bail emphytéotique.
Pause sur l’île du Loc’h ?
Nous gagnons ensuite Fort Cigogne, ancien fort militaire resté inachevé, aujourd’hui loué à l’école de voile des Glénans.
Nous rejoignons enfin la cale de l’île Saint-Nicolas, où nous débarquons avant de nous installer dans une chambre au gîte du Sextant.
Une fois posés, nous allons boire quelques bières à la terrasse de La Boucane. La température est décidément bien plus agréable que sur le continent !
Et, après le repas, nous partons faire le tour de l’île Saint-Nicolas, histoire de profiter encore un peu de la douceur de la soirée.
Mardi 23 juin 2026
Mince… À l’heure où j’écris ce compte-rendu, je dois bien avouer que ma mémoire est quelque peu défaillante concernant notre deuxième journée de navigation : je me souviens uniquement que ce fut une magnifique journée !
Pour en savoir davantage sur cette sortie, je vous invite à découvrir le compte-rendu complet de Pascal J., l’organisateur, sur son blog Randonnées kayak : les balades de Yanike !.
ESC Couëron, sortie organisée par Hervé B. –Mardi16 juin 2026
Depuis plus d’un an, Hervé rêve d’effectuer l’aller-retour entre Couëron et Mindin, ce quartier de Saint-Brevin-les-Pins où la Loire se jette dans l’océan, et ce, en une seule journée. Il avait déjà prévu de relever ce défi le 10 septembre 2025, mais un fort vent défavorable avait contrecarré ses plans.
Pour réussir une telle traversée, il faut en effet des conditions idéales : des marées favorables, un débit d’eau adapté, ainsi qu’une météo clémente.
De Couëron à Saint-Brévin-les-Pins
Une météo plus douce que prévu
Le mardi 16 juin, nous sommes quatre à nous lancer dans cette aventure : Hervé, Valérie, Jean-Marc et moi. La météo est parfaite et le débit de la Loire bas (226 m³/s), ce qui facilitera la remontée.
Hervé a prévu une mise à l’eau à 7h45 devant le bistrot Le Paradis, 10 minutes après la pleine mer. C’est de là que part et revient le bac qui relie Couëron au Pellerin. Nous embarquons juste après le départ d’un bac.
La descente jusqu’à Saint-Brevin-les-Pins nous prendra environ quatre heures. Nous effectuons une pause de 15 minutes à la cale des Caris, face à la Villa Cheminée. Cette œuvre de l’artiste japonais Tatzu Nishi mesure 15 mètres de haut. Elle évoque les cheminées de la centrale électrique de Cordemais voisine et porte un pavillon habitable.
Nous avons beaucoup de chance : après plusieurs jours de forte chaleur, la température est beaucoup plus douce que prévu.
Nous arrivons vers 12h00 à Mindin, soit une demi-heure avant la basse mer à Saint-Nazaire. Nous y sommes chaleureusement accueillis par le compagnon de Valérie. Un apéritif bien mérité et un pique-nique s’imposent.
Une pause à proximité du Serpent d’Océan
Hervé et moi en profitons pour aller admirer le Serpent d’Océan, l’imposante sculpture de l’artiste chinois Huang Yong Ping, située sur la plage du Nez du Chien, à deux pas de notre lieu de pause. Comme le décrit si bien la commune de Saint-Brevin :
L’immense Serpent d’Océan de l’artiste chinois Huang Yong Ping, dont le squelette apparaît comme issu d’une fouille archéologique. Son mouvement le rend vivant : on devine qu’il a traversé les mers pour venir échouer sa gueule démesurée sur cette plage. La ligne de ses vertèbres joue avec la courbe du pont de Saint-Nazaire, et la manière dont il se pose rappelle l’architecture des carrelets, ces pêcheries typiques de la côte atlantique.
Serpent d’Océan, de l’artiste chinois Huang Yong Ping
De Saint-Brévin-les-Pins à Couëron
Nous réembarquons vers Couëron vers 13h30.
À l’entrée de l’estuaire de la Loire, certains sont un peu lassés par la houle arrière.
Je craignais que les 76 km soient difficiles à tenir, alors je me suis ménagée à l’aller et je me sens en pleine forme. J’en profite pour m’amuser à poursuivre les voiliers et les petites embarcations motorisées.
Hervé avait estimé le retour à cinq heures maximum. Cela nous aurait amenés au Paradis vers 18h30, soit une demi-heure avant la pleine mer. Et devinez quoi ? Nous arrivons dans les temps, à quinze minutes près !
Le soir, c’est l’apéro célébration lors de notre réunion de club bimensuelle. 🎉Et, déjà, Hervé voit plus grand. Fort de cette victoire, il envisage de récidiver… mais cette fois en partant directement du club de Couëron. Celui-ci se trouve un peu plus en amont du Paradis. Autrement dit, un défi encore plus ambitieux !
Un membre de mon club m’a indiqué que les bons kayakistes atteignaient 6 km/h sur une longue distance. Sur une courte distance, ils pourraient monter à 8 km/h.
Parallèlement, un groupe de pratiquants de pirogue polynésienne monoplace (V1), très compétitif, a fixé ses propres critères. Pour intégrer son créneau, il faut atteindre au moins 8 km/h jusqu’à la Tour Carrée. Le groupe estime cette vitesse difficile à tenir.
Marine est confortable, mais aussi ample et lourde. Elle pèse environ 27 kg pour 5,26 mètres de long et 56 cm de large.
De mon côté, je suis en pleine forme, mais je ne suis plus toute jeune. Je suis ronde et pas tellement sportive. J’ai aussi repris le kayak il n’y a pas si longtemps.
Je m’amuse régulièrement à aller vite, mais je ne m’entraîne pas (encore ?) spécifiquement dans cet objectif.
Je me demandais donc quelle vitesse je pouvais réellement atteindre. J’espérais, sans trop y croire, franchir le cap des 8 km/h.
Après un premier essai, le dimanche 7 juin 2026, grande satisfaction personnelle : je maintiens facilement 8 km/h pendant une heure et demie !
La température ressentie approche les 40 °C… Mais impossible d’attendre davantage pour essayer mon nouveau kayak !
Cela faisait longtemps que je cherchais un créneau pour rejoindre Nort-sur-Erdre en kayak. Des nageurs, parfois venus de loin, avaient prévu d’effectuer ce trajet lors de l’Erdre à la nage. J’étais assez étonnée de voir que nous, kayakistes, installés juste à côté, ne l’avions encore jamais fait. Pourtant, nous avançons bien plus vite.
J’ignorais la manière dont mon corps allait réagir à la chaleur. Je ne savais pas non plus comment j’allais gérer la distance. Je suis donc partie à un rythme très tranquille. J’ai pris le temps de profiter du paysage et multiplié les pauses.
C’est d’ailleurs lors de l’une de ces pauses que j’ai fait une jolie rencontre : une grande et belle couleuvre.
Finalement, j’ai réalisé les 43 premiers kilomètres sans difficulté particulière.
Arrivée au club de kayak, je décide alors de prolonger l’aventure par un aller-retour d’une dizaine de kilomètres jusqu’à l’île de Versailles.
Je termine donc mon premier périple avec Marine avec 53 kilomètres au compteur !