ESC Couëron, sortie organisée par Hervé B. – Mardi 16 juin 2026

Depuis plus d’un an, Hervé rêve d’effectuer l’aller-retour entre Couëron et Mindin, ce quartier de Saint-Brevin-les-Pins où la Loire se jette dans l’océan, et ce, en une seule journée. Il avait déjà prévu de relever ce défi le 10 septembre 2025, mais un fort vent défavorable avait contrecarré ses plans.
Pour réussir une telle traversée, il faut en effet des conditions idéales : des marées favorables, un débit d’eau adapté, ainsi qu’une météo clémente.
De Couëron à Saint-Brévin-les-Pins
Une météo plus douce que prévu
Le mardi 16 juin, nous sommes quatre à nous lancer dans cette aventure : Hervé, Valérie, Jean-Marc et moi. La météo est parfaite et le débit de la Loire bas (226 m³/s), ce qui facilitera la remontée.
Hervé a prévu une mise à l’eau à 7h45 devant le bistrot Le Paradis, 10 minutes après la pleine mer. C’est de là que part et revient le bac qui relie Couëron au Pellerin. Nous embarquons juste après le départ d’un bac.
La descente jusqu’à Saint-Brevin-les-Pins nous prendra environ quatre heures. Nous effectuons une pause de 15 minutes à la cale des Caris, face à la Villa Cheminée. Cette œuvre de l’artiste japonais Tatzu Nishi mesure 15 mètres de haut. Elle évoque les cheminées de la centrale électrique de Cordemais voisine et porte un pavillon habitable.
Nous avons beaucoup de chance : après plusieurs jours de forte chaleur, la température est beaucoup plus douce que prévu.
Nous arrivons vers 12h00 à Mindin, soit une demi-heure avant la basse mer à Saint-Nazaire. Nous y sommes chaleureusement accueillis par le compagnon de Valérie. Un apéritif bien mérité et un pique-nique s’imposent.
Une pause à proximité du Serpent d’Océan
Hervé et moi en profitons pour aller admirer le Serpent d’Océan, l’imposante sculpture de l’artiste chinois Huang Yong Ping, située sur la plage du Nez du Chien, à deux pas de notre lieu de pause. Comme le décrit si bien la commune de Saint-Brevin :
L’immense Serpent d’Océan de l’artiste chinois Huang Yong Ping, dont le squelette apparaît comme issu d’une fouille archéologique. Son mouvement le rend vivant : on devine qu’il a traversé les mers pour venir échouer sa gueule démesurée sur cette plage. La ligne de ses vertèbres joue avec la courbe du pont de Saint-Nazaire, et la manière dont il se pose rappelle l’architecture des carrelets, ces pêcheries typiques de la côte atlantique.

De Saint-Brévin-les-Pins à Couëron
Nous réembarquons vers Couëron vers 13h30.
À l’entrée de l’estuaire de la Loire, certains sont un peu lassés par la houle arrière.
Je craignais que les 76 km soient difficiles à tenir, alors je me suis ménagée à l’aller et je me sens en pleine forme. J’en profite pour m’amuser à poursuivre les voiliers et les petites embarcations motorisées.
Hervé avait estimé le retour à cinq heures maximum. Cela nous aurait amenés au Paradis vers 18h30, soit une demi-heure avant la pleine mer. Et devinez quoi ? Nous arrivons dans les temps, à quinze minutes près !
Le soir, c’est l’apéro célébration lors de notre réunion de club bimensuelle. 🎉Et, déjà, Hervé voit plus grand. Fort de cette victoire, il envisage de récidiver… mais cette fois en partant directement du club de Couëron. Celui-ci se trouve un peu plus en amont du Paradis. Autrement dit, un défi encore plus ambitieux !